Réservoir d’or
Le 22 janvier 2004
Tarantino atteint des sommets d’éclectisme avec cette bo malicieuse et perverse.


- Artiste : Compilations - v/a
Ajoutant volontairement une dose d’incongruité dans son saupoudrage musical, Quentin Tarantino atteint des sommets d’éclectisme avec cette nouvelle bande originale malicieuse et perverse.
On vous passe ce que l’on sait tous, bâché et rabâché depuis maintenant quatre films : Tarantino est un vrai fan de musique, un collectionneur et un curieux, et ses bandes originales font partie intégrante de l’histoire. Elles mettent en relief le récit (110th Street dans Jackie Brown), le contredisent (l’euphorisant Stuck in the middle with you durant la scène de torture de Reservoir Dogs) ou le créent carrément (la scène de danse de Pulp Fiction). Mais jusque là, elles faisaient corps avec le film, le choix de tel ou tel genre musical étant cohérent avec l’univers décrit (funk/blaxploitation dans Jackie Brown, blues-rock/gangsters à l’ancienne dans Reservoir Dogs...) Avec Kill Bill, le metteur en scène va plus loin, et ose l’incongruité. Et ça marche.
D’un geste majestueux, il réhabilite en effet d’un coup d’un seul harmonica, sifflement ou flûte de pan... et ce dans un film de sabre ! Mais il ne choisit pas ces instruments et ces morceaux pour le seul plaisir de les remettre au goût du jour ; il sait que chacun d’eux possède une force dramatique inaltérable, capable de renforcer n’importe quelle scène du film. Ainsi, Georghie Zamfir et sa flûte de pan magnifient la fin du récit avec la reprise de The lonely shepherd. Ainsi encore Luis Bacalov fournit-il la part de western spaghetti due à toute production Tarantino avec l’harmonica de The grand duel. Et puis évidemment, perle parmi les perles, Nancy Sinatra nous susurre à nouveau l’énorme Bang bang (My baby shot me down) qui, vêtu de sa simple guitare delay, nous replonge sur les traces de Black Mamba.
Attention toutefois : ce disque ne saurait faire sens pour ceux qui n’auraient pas vu le film (gage d’une bande originale réussie). Et il contient tout de même un morceau qu’aucun chef-d’œuvre du septième art ne saurait rendre sympathique, à savoir l’éprouvant Don’t let me be misunderstood de Santa Esmeralda. Là vous poussez le bouchon, monsieur Tarantino.
Bande originale de Kill Bill Vol. 1 (Maverick/Warner)
20 août 2004
Kill Bill Vol. 1 - Bande originale du film
pourriez vous me dire qui est le compositeur de la musique dans l’extrait d’une scène ou daryl hannah (l’infirmiére) pénètre dans l’hopital, on retrouve ce morceau dans une pub pour le scénic renault, merçi d’avance.
frankie 21 août 2004
Kill Bill Vol. 1 - Bande originale du film
Ce fameux sifflement est l’oeuvre de Bernard Herrmann, compositeur bien connu des cinéphiles. Le morceau s’intitule Twisted Nerve. Voilà !
Emmanuel B - Nancy 54 22 août 2004
Kill Bill Vol. 1 - Bande originale du film
merci pour cette réponse qui a du en renseigner plus d’un !
Je vais peut etre abuser mais je ne trouve nulle part où télécharger ce morceau,
quelqu’un aurait il le tuyau qui me manque ?
3 novembre 2004
Kill Bill Vol. 1 - Bande originale du film
’’Twisted Nerve’’ titre de la chanson
alpha 31 juillet 2018
Kill Bill Vol. 1 - Bande originale du film
Bonjour, je sais venir 14 ans après ne servira sûrement à rien....mais qui me tente pas n’as rien. Alors j’aimerais savoir quelle est la musique qui se trouve lorsque Beatrix voit la collection de sabre pour la première fois. Merci d’avance.