Le 22 mai 2016

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Juste la fin du monde, de Xavier Dolan, récompensé par le prix du jury œcuménique 2016.
« Juste la fin du monde », de Xavier Dolan récompensé par le prix du jury œcuménique 2016.
Ce samedi 21 Mai, le jeune cinéaste québécois, s’est vu décerner le prix du jury œcuménique pour son film en compétition officielle Juste la fin du monde.
Une adaptation de la pièce de théâtre de Jean-Luc Lagarce, qui nous plonge dans l’intimité de Louis, un jeune homme atteint d’une grave maladie, qui retourne dans son village natal après douze ans d’absence, pour annoncer à sa famille, sa mort à venir.
La SIGNIS, Association catholique mondiale pour la communication et INTERFILM, Organisation protestante internationale du cinéma, décernent chaque année, par le biais d’un jury œcuménique, dans des festivals du monde entier, un prix qui salue selon leurs termes, des oeuvres « qui expriment l’identité culturelle de jeunes nations ou de pays en voient de développement » et « aux qualités humaines qui touchent à la dimension spirituelle ».
Le jury déclare dans le communiqué de presse à propos du film : « Ce qui ne peut être prononcé peut s’entendre à travers le visage, que filme Xavier Dolan de façon transcendantale. Dans les non-dits, les clameurs et les regards se loge l’histoire d’une famille où l’on tait l’amour que l’on se porte, où l’on crie pour ne pas révéler l’essentiel. Par son retour, Louis, le fils prodigue venu annoncer sa disparition prochaine, choisit d’insuffler l’amour et l’espoir à ses proches. »
Il est intéressant de voir que ce jury, que l’on pourrait croire à tord peu réceptif à ce genre d’œuvre, de part leur positionnement Chrétien, à su apprécier le travail de Xavier Dolan qui questionne pourtant, des sujets sensibles, tel que celui des genres avec Laurence Anyways en 2012 et de l’homosexualité avec Les amours imaginaires en 2010.
Ce n’est pas la première fois que le jury récompense un cinéaste aussi peu catholique, en effet ce fût Pedro Almodovar qui en 1999, remporta le prix avec « Tout sur ma mère », un film où des personnages haut en couleurs évoluent porté par l’esprit de la movida.
Cette année deux mentions spéciales ont aussi été attribuées aux films American Honey de Andrea Arnold et Moi, Daniel Blake de Ken Loach.
Ces trois films ont reçu respectivement le Grand Prix, le Prix du Jury et la Palme d’or.
Palmarès de l’édition Cannes 2016
Adrien Da Silva