Nous nous sommes tant appréciés
Le 5 janvier 2015
Scola propose un portrait attachant et nostalgique de Fellini, tout en le pastichant avec talent.


- Réalisateur : Ettore Scola
- Acteurs : Tommaso Lanzotti, Maurizio de Santis, Giacomo Lazotti
- Genre : Documentaire, Biopic, Expérimental
- Nationalité : Italien
- Editeur vidéo : Carlotta Films
- Durée : 1h37mn
- Titre original : Che Strano Chiamarsi Federico! - Scola Racconta Fellini
- Date de sortie : 9 juillet 2014

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– Sortie DVD et blu-ray : le 7 janvier 2015
Une édition dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle est sobre ; mais il y a le film, rayonnant dans une très belle copie.
L’argument : À l’occasion du vingtième anniversaire de la disparition d’il Maestro, Qu’il est étrange de s’appeler Federico est un film hommage à Federico Fellini, à son art, sa personnalité. Ettore Scola fait revivre leur rencontre au journal Marc’Aurelio dans les années 50, leurs amis communs, parmi lesquels Marcello Mastroianni, et surtout le plaisir partagé de faire des films.
©Carlotta Films
Le film : Cet hommage de Scola, moins portrait ou biopic que rêverie, a été diversement apprécié en France, de manière sans doute inique. Ici-même, on a rendu justice à cette promenade dans des souvenirs et des destins croisés. Scola a élaboré le scénario aidé de ses deux filles et pastiché avec talent le maestro : longues séquences, décors affichés en tant que tels, goût pour les trognes, narrateur qui s’adresse au spectateur. Il glisse au passage des sentences sur le cinéma que les deux réalisateurs pouvaient signer. Le mélange de reconstitution et d’archives , dont certaines rares (ah ! Les essais de Tognazzi, Sordi et Gassman pour Casanova !) donne l’occasion au spectateur de se laisser aller à ses propres évocations. Mais ce qui frappe surtout en revoyant le film en blu-ray, c’est la profonde nostalgie qui l’imprègne tout entier, soutenue par la musique de ou en hommage à Nino Rota : le regard d’un vieux monsieur sur son passé, fût-il prestigieux, ne peut que toucher universellement. Une belle promenade donc, qui se conclut par un clin d’œil suivi d’un montage d’extraits, dont le moindre mérite n’est pas de donner envie de revoir Fellini, tout Fellini.
La critique : ICI.
Les suppléments :
Une pauvre bande-annonce ...
L’image :
Tout ce qu’a tourné Scola est magnifique : piqué, rendu des couleurs, profondeur des noirs sont impeccables. Les archives sont beaucoup plus inégales, mais leur valeur justifie largement leur présence.
Le son :
Les deux pistes (DTS-HD Master Audio 5.1 et 2.0), seulement en VO sous-titrée sont remarquables de présence, de chaleur et de clarté.