Le 13 février 2017

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- Festival : BAFTA
Annoncé comme une déferlante, le classique instantané de Damien Chazelle n’a emporté "que" 5 prix, lors d’une cérémonie tristement portée sur le cinéma américain
Il est triste de voir les Bafta, l’équivalent des César et des Oscars au Royaume Uni, se contenter de célébrer le cinéma américain. Le seul prix d’envergure pour une oeuvre locale est revenu à la Palme d’or de Ken Loach, Moi, Daniel Blake, qui est reparti avec le Prix de la Meilleure oeuvre britannique. Tout le reste du Palmarès a célébré Hollywood et non la production du pays. Aussi, on retrouve tous les films des Golden Globes et des Oscars, comme pour soutenir une légitimité mondiale et afficher un parterre de stars qui ne viennent pas forcément...
Aussi, on retrouve parmi les gagnants Casey Affleck pour représenter Manchester by the sea (Meilleur acteur), film qui a aussi récupéré le Bafta du Meilleur scénario original, Viola Davis pour Fences (Meilleure actrice dans un second rôle), Dev Patel pour Lion (également Meilleure adaptation), Jackie remporte un prix pour les Costumes. La vraie surprise dans ce que beaucoup considère être l’antichambre des Oscars, c’est l’absence de prix pour le pourtant formidable Moonlight, pas même un prix de consolation pour le cinéaste Barry Jenkins pour lequel on ne tarit pas d’éloges pour sa maîtrise d’un sujet universel traité avec finesse.
Forcément dans ce contexte favorable, c’est La La Land qui a dominé la soirée, avec 5 récompenses, Meilleur film, réalisateur, actrice (Emma Stone), photographie, et Musique. Beaucoup lui prévoyait une razzia. Elle n’a pas eu lieu, mais le film est très largement glorieux.
Dans une rubrique outrageusement dominée par le poids des nominations Disney (3 films sur 4 !), c’est l’outsider Kubo qui a décroché le Bafta du meilleur film d’animation.
La catégorie du Meilleur film en langue étrangère était riche en productions magnifiques, de Mustang à Toni Erdmann, en passant par Julieta, mais c’est finalement Le Fils de Saul qui s’est démarqué. Elle ne pouvait concourir dans cette catégorie, le thriller de Paul Verhoeven n’étant pas encore distribué au Royaume Uni. En revanche Dheepan d’Audiard représentait sans grande chance la France.
Pour un tour d’horizon complet, visitez le site officiel des Bafta