Le 31 août 2024

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- Festival : Festival d’Angoulême 2024
Comme tous les ans, à la même époque, le FFA reste le rendez-vous incontrôlable des amateurs de cinéma français. À la mesure de la longueur des files d’attente, on peut estimer qu’ils sont nombreux.
News : Avant l’ouverture de la 17e édition fixée au mardi 27 août, Dominique Besnehard et Marie-France Brière, cofondateurs du festival, ont souhaité rendre hommage à Alain Delon, décédé le 18 aout dernier. Leur choix s’est porté sur le film de Bertrand Blier, Notre histoire, projeté le lundi 26 août, en présence de Nathalie Baye, venue spécialement évoquer la mémoire de son partenaire de jeu.
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- #FFA Festival film francophone Angoulême 2024 - Sandrine Kiberlain et Laurent Lafitte - film Les Barbares
C’est bien le 27 août au soir que fut donné, en présence de l’équipe du film dont Sandrine Kiberlain et Laurent Lafitte, le coup d’envoi de cette fête cinématographique avec Les Barbares, une sorte de conte de fées moderne que les instincts racistes des méchants et la bonne volonté des gentils autour des mouvements migratoires ont inspiré à la réalisatrice Julie Delpy.
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- #FFA Festival film francophone Angoulême 2024 - Charlotte de Turckheim, Pierre Richard, François Berléand
film Fêlés
Le lendemain, une bande de joyeux Fêlés, emmenée de main de maître par le fringant nonagénaire Pierre Richard, que l’on retrouve également dans l’improbable La vallée des fous de Xavier Beauvois, attendait le public qui avait aussi le choix de se tourner vers un sujet bien plus sérieux avec Le quatrième mur de David Oelhoffen. Une plongée dans l’enfer de la guerre civile au Liban dans les années 80 pour rappeler que, quarante ans plus tard, rien n’a vraiment changé.
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- #FFA festival film francophone Angoulême 2024 - Laurent Lafitte et David Oelhoffen - film le quatrième mur
Suivront le marginal et passionné Mikado de Baya Kasmi qui laisse éclater toute la puissance de jeu de Félix Moati ; l’énigmatique jeu du chat et de la souris de l’étonnant duo Jeanne Balibar/Damien Bonnard dans Le système Victoria de Sylvain Desclous ; le touchant Vivre, mourir, renaître de Gaël Morel, doté d’un formidable trio d’acteurs (Lou Lampros, Victor Belmondo et Théo Christine) ; tant d’autres encore.
Mais c’est sans aucun doute vers la compétition, composée de films soigneusement choisis et qui ont en commun de souvent traiter du deuil et de la filiation sous différents angles que se tournent tous les regards. Nous voilà embarqués dans un voyage placé sous le signe de l’humour et de l’émotion, de Montreuil à Istanbul, sur les traces d’un fils disparu grâce à À bicyclette de Mathias Mlekuz. Si les hommages aux mères, à toutes celles qui se battent, parfois maladroitement (Une vie rêvée de Morgan Simon) mais toujours passionnément (En tongs au pied de l’Himalaya de John Wax), les relations familiales sont, elles aussi, mises à l’honneur avec sensibilité.
L’effacement de Karim Moussaoui, Vingt Dieux de Louise Courvoisier qui, tous deux révèlent de jeunes comédiens (Sammy Lechea pour le premier et Clément Faveau pour le second) de grand talent.
Dimanche soir, lors de la cérémonie de clôture, le jury présidé par Kristin Scott Thomas rendra son verdict avant la diffusion du film de Guillaume Nicloux, Sarah Bernhardt, la divine.