Horus le précurseur
Le 6 avril 2018
Le film qui a ouvert la voie aux chefs-d’œuvre de l’animation japonaise.


- Réalisateurs : Hayao Miyazaki - Isao Takahata
- Genre : Animation, Film pour enfants
- Nationalité : Japonais
- Distributeur : Bac Films
- Editeur vidéo : Wild Side Video
- Durée : 1h22mn
- Date de sortie : 4 février 2004

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– année de production : 1968
Résumé : Au cours d’un combat avec des loups, Horus, un adolescent téméraire, retire une épée de l’épaule de Moog, le géant de la roche : c’est l’épée du soleil. Horus ramène l’épée à son père, mais ce dernier se meurt. Au moment de rendre son dernier souffle, il apprend à Horus qu’il a fui son village avec son fils, laissant son peuple sous le joug des attaques du démon Grunwald. Il lui confie alors la mission de retourner au village et de supprimer ce tyran avec l’aide des villageois.
Notre avis : Walt Disney disait souvent : "N’oubliez pas que tout a commencé par une souris !" Et bien l’animation japonaise telle que nous commençons à la connaître aujourd’hui a vraiment commencé avec Horus. Tout comme Steamboat Willie sorti en 1928, véritable révolution dans le monde de l’animation occidentale, Horus, prince du soleil, réalisé en 1968, constitue un jalon, une étape essentielle, une œuvre fondatrice qui a semé les germes d’une transformation en profondeur de l’animation japonaise.
Horus, prince du soleil est d’abord la rencontre entre deux géants en devenir de l’animation japonaise : Isao Takahata (Le tombeau des lucioles) et Hayao Miyazaki (Mon voisin Totoro et les meilleurs films du studio Ghibli). C’est ensuite le résultat d’un combat entre les studios aux objectifs mercantiles (la Tôei dans le cas présent) et la jeune génération montante d’animateurs aux ambitions créatives démesurées, désirant laisser de côté les scénarios enfantins destinés uniquement au jeune public pour construire des œuvres cohérentes et complexes, destinées à divertir toutes les générations.
Bien sûr dans sa forme actuelle, Horus, prince du soleil pourra laisser perplexe une grande partie du grand public car les années n’ont pas joué en sa faveur. On y retrouve une animation extrêmement dynamique et ambitieuse comme seule l’animation japonaise en est capable, mais desservie dans son efficacité par des moyens et une technique limités pour l’époque. Reste que ce précurseur a ouvert la voie à des chefs-d’œuvre tels que Princesse Mononoke et Le voyage de Chihiro, pour ne citer que les plus récents...