Le 31 mars 2014

- Plus d'informations : Le site du festival
- Festival : Cinéma du réel
La 36ème édition du festival Cinéma du Réel s’achève aujourd’hui à Paris, après un palmarès révélé samedi 29 mars. Retour sur dix jours de fièvre documentaire à Beaubourg.
La 36ème édition du festival Cinéma du Réel s’achève aujourd’hui à Paris, après un palmarès révélé samedi 29 mars. Retour sur dix jours de fièvre documentaire à Beaubourg.
Le festival du film documentaire qui marque chaque année un temps fort de la programmation du Centre Pompidou à Paris vient de s’achever - et avec cette fin vient toujours l’incertitude de revoir en salles les films présentés, l’inquiétude d’avoir manqué telle ou telle oeuvre, et une interrogation majeure sur la visibilité du cinéma documentaire (hors reportages télé...) en France.
Comme de tout festival, il est impossible de tirer une ligne générale qui se dessinerait à partir des films présentés - que cette ligne soit esthétique, formelle ou politique... Et encore heureux ! On aura pourtant beaucoup travaillé, au cours du festival, la question de la gestion politique à des formes locales (maîtrise de l’outil de travail chez Denis Côté, grève inaugurale filmée par Denis Gheerbrandt, coopérative agricole et reprise du pouvoir dans la rétrospective consacrée au Portugal de 1975...), comme s’il y avait là un niveau d’action politique plus humain et macroscopique que "la" politique telle qu’on nous la présente dans les médias, et auquel la caméra pouvait s’accrocher plus fidèlement.
Deux films, parmi une multitude d’autres qui auront marqué le festival : Hautes terres, de Marie-Pierre Brêtas, tout d’abord, fresque sur la construction d’une communauté agricole dans le Nordeste, au Brésil, et récit passionnant d’une expérience humaine et locale.
Puis Eco de la montana, de Nicolás Echevarría, trajet mémoriel et poétique, par un cinéaste qui aime à ouvrir dans le documentaire une multitude de portes fictionnelles, voire romanesques, qui ne se referment jamais complètement avec le film, même lorsqu’elles trouvent une réponse objective.
Le palmarès complet du festival :
– Le grand prix de Cinéma du Réel :
Iranien de Mehran Tamadon (France, Suisse / 105 min)
– Le prix international de la SCAM :
Examen d’Etat de Dieudo Hamadi (Congo, France / 90 min)
– Le prix Joris Ivens :
Il segreto de Cyop&Kaf (Italie / 89 min)
– Le prix du court-métrage :
Metafora ou a tristeza virada do avesso de Catarina Vasconcelos (Argentine, Italie / 32 min)
Mention à Belva nera de Alessio Rigo de Righi, Matteo Zoppis (Argentine / 33’)
– Le prix de l’Institut français / Louis Marcorelles :
Kamen - Les pierres de Florence Lazar (France / 65 min)
Mention à Hautes terres de Marie-Pierre Brêtas (France / 90 min)
– Le prix des jeunes :
The stone river de Giovanni Donfrancesco (France, Italie / 88 min)
Mention à Il segreto de Cyop&Kaf (Italie / 89 min)
– Le prix des bibliothèques :
He bû tune bû de Kazim Öz (Turquie / 81 min)
Mention à Hams al Moodun de Kasim Abid (Irak, Royaume-Uni / 62 min)
– Le prix du patrimoine de l’immatériel :
Le rappel des oiseaux de Stéphane Batut (France / 40 min)
– Le prix des éditeurs / Potemkine :
Examen d’Etat de Dieudo Hamadi (Congo, France / 90 min)
– Le prix des détenus du centre pénitentiaire de Fresnes :
Ex aequo Belva nera Alessio Rigo de Righi, Matteo Zopis (Italie, Argentine, 33’)
et Espace d’Eléonor Gilbert (France, 14’)