Le 9 mai 2015

- Réalisateur : Agnès Varda
- Festival : Festival de Cannes 2015
Le Festival de Cannes décernera une Palme d’or d’honneur à Agnès Varda, une récompense à la hauteur du regard unique de cette artiste sociale, espiègle et expérimentatrice.
Le Festival de Cannes décernera une Palme d’or d’honneur à Agnès Varda, une récompense à la hauteur du regard unique de cette artiste sociale, espiègle et expérimentatrice.
Soixante ans déjà ! Le premier film d’Agnès Varda sortait en janvier 1956, mais était réalisé en 55, elle y dirigeait Philippe Noiret. Depuis, la réalisatrice nous a régulièrement amusé et/ou bouleversé par la pertinence de son discours social, ses autobiographies espiègles et mélancoliques. Des chefs d’oeuvre à la pelle, Cléo de 5 à 7 en 1962, Sans toi ni loi en 1985, Les Glaneurs et la glaneuse en 2000, ne sont que 3 exemples d’une filmographie qui s’est démarquée dans sa quête de soi et des autres, via des expérimentations incessantes, dans la narration en particulier.
Cette année, le Festival de Cannes lui remettra une Palme d’or d’honneur lors de la Cérémonie de Clôture de sa 68e édition, à l’instar, jadis, de Woody Allen, en 2002, Clint Eastwood, en 2009, et Bernardo Bertolucci, en 2011. Le conseil d’administration du Festival décide de remettre cette distinction suprême à un réalisateur de renom, dont l’œuvre fait autorité dans le monde mais qui n’a pourtant jamais reçu de Palme d’or.
Pour cette artiste plurielle, à la formation initiale de photographe, actrice et scénariste de surcroît en plus d’être réalisatrice, cette récompense est une évidence. Celle qui fut l’épouse de Jacques Demy, était déjà armée du prix Louis-Delluc pour Le Bonheur (1965), qui lui valut aussi L’Ours d’Argent à Berlin ; elle reçut un Lion d’Or à Venise pour Sans Toi ni loi (1985). Elle obtint aussi un César d’honneur en 2001, et un César du Meilleur documentaire en 2010 pour Les plages d’Agnès.
Une très grande dame.