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Le 7 novembre 2005


Une incursion tout en finesse dans les méandres de l’âme humaine, avec pour moteur, l’espoir.
Au-delà des pérégrinations géographiques des protagonistes, ce recueil est une incursion tout en finesse dans les méandres de l’âme humaine, avec pour moteur, l’espoir.
Pour oublier les drames qu’elle a vécus dans son pays d’origine, l’Albanie, Ornela Vorpsi écrit en italien. Au cauchemar de son enfance et à l’exil, l’écrivain répond par l’art et la beauté : photographe, écrivain, peintre... quel que soit le médium dont elle use, il n’est que le moyen "d’anesthésier la part d’Albanie qui était en [elle]". Son troisième livre, Buvez du cacao Van Houten, est un recueil de nouvelles sous forme de périple en trois étapes : de Tirana à Milan, puis à Paris.
Les treize nouvelles qui composent ce sublime livre sont autant de trajectoires personnelles. Où qu’ils se naissent, vivent, mais surtout se dirigent, les personnages d’Ornela Vorpsi n’ont qu’une destination : le bonheur. Parfois celui de leur entourage, mais avant tout le leur. Mais que l’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit pas d’individualisme. Simplement la préservation des rêves est strictement personnelle et ne se partage pas (trop). Il y a Teuta, une naïve jeune fille de vingt-deux ans, "chargée de son rêve" : Rome... prête à tout pour un visa ; Gazi, le mécanicien qui s’ambitionne musicien ; Lumturi qui se nourrit d’une France artistique, telle une Emma Bovary... Mais les rêves sont gourmands au point qu’ils vous dévorent de l’intérieur avec une rare violence. La nature humaine est ainsi faite qu’elle se nourrit d’espoir, d’expériences et de désillusions. L’écriture pleine de grâce et de poésie d’Ornela Vorpsi est révélatrice de cette humanité que chacun porte parfois comme un fardeau, mais qui cache en son sein tant de merveilles.
Ornela Vorpsi, Buvez du cacao Van Houten ! (Bevete cacao Van Houten !, traduit de l’italien par Marianne Véron), Actes Sud, 2005, 160 pages, 16 €