Le 26 décembre 2008

- Voir le dossier : Classement 2008
Le top de Clémentine Fullias accompagné de ses commentaires.
Le top de Clémentine Fullias accompagné de ses commentaires.
1 Bons baisers de Bruges
2 No country for old men
3 A bord du Darjeeling Limited
4 The dark knight
5 Hunger
6 La Zona
7 Into the wild
8 Wall-E
9 Sweeney Todd
10 Burn after reading
11 Le bon, la brute, le cinglé
12 Rec
13 Eldorado
14 Leonera
15 Moi qui ai servi le roi d’Angleterre
Le top flop :
1 Glory to the Filmmaker
2 Sex and the City
3 Broken English
4 La Momie : la tombe de l’Empereur Dragon
2008, c’est le come back réussi du western, de 3 H 10 pour Yuma à Appaloosa en passant par le très déjanté Le bon, le brute et le cinglé. Cet engouement s’inscrit plus largement dans le retour au premier plan des grands mythes fondateurs, à savoir la conquête des grands espaces et la confrontation de l’homme avec la nature sauvage (Into the wild, There will be blood). Dans ce contexte, la montée en puissance d’un cinéma engagé écolo (Gomorra, Biutiful cauntri, Wall-E) tirant la sonnette d’alarme apparaît tout naturellement comme le prolongement d’Into the wild.
L’autre grande tendance de l’année aura été la déferlante relativement morne de biopics à s’être abattue sur nos écrans (Sagan, Coluche, W., The duchess...), sans susciter de passion ou de vrai désamour. Aucun de ces opus n’est parvenu à se hisser au-dessus du lot, même si l’on peut louer les performances de Sylvie Testud et François-Xavier Demaison et le parti-pris d’Oliver Stone. Et la source n’est pas prête de se tarir selon toutes prévisions en 2009.
2008 aura aussi été une année de grands rendez-vous avec le public, mais n’est-ce pas le lot de chaque ? Les suites attendues au tournant auront compté autant de tops (The dark knight, Indiana Jones et le crâne de cristal) que de flops (Sex and the city, La Momie : la tombe de l’Empereur Dragon), un peu à l’image des films des réalisateurs ayant pris l’habitude chaque année de nous livrer leur dernier cru : si les frères Cohen remportent indéniablement le jackpot cette année avec No country for old men et Burn after reading, c’est le coup de bambou pour Takeshi Kitano et son délirant (dans le mauvais sens du terme) Glory to the filmmaker.