Le 3 septembre 2020

- Festival : Festival du Film Francophone d’Angoulême
Ibrahim de Samir Guesmi et Un triomphe d’Emmanuel Courcol sont les grands gagnants de cette 13ème édition.
News : Malgré des conditions sanitaires difficiles et des spectateurs un peu moins nombreux que les années précédentes, le Festival, créé en 2008 par Dominique Besnehard et Marie-France Brière, a tenu sa promesse de vitrine du cinéma français, en mettant à l’honneur la grande majorité des films dont la sortie est prévue sur les écrans hexagonaux, ces prochains mois.
Pour redonner vie au 7ème art en léthargie depuis six mois et défendre leurs œuvres, acteurs et réalisateurs avaient fait le voyage en pays angoumoisin. Ainsi Isabelle Adjani (éternellement masquée), accompagnée de Rachida Brakni et de la réalisatrice Yamina Benguigui, portait haut et fort les couleurs de Sœurs. Patrick Bruel et Niels Arestrup ont accordé une longue rencontre aux spectateurs venus découvrir Villa Caprice, tandis que Karin Viard et Benjamin Biolay se mobilisaient autour du très prometteur film de Marc Fitoussi Les apparences. Alex Lutz nous promettait un 5ème set. Camelia Jordana et Vincent Dedienne, eux, s’amusaient des névroses parentales dans Parents d’élèves et tant d’autres encore réservaient de beaux moments à ceux qui n’avaient pas hésité à franchir la porte des salles de cinéma. Hormis les avant-premières, dix films concouraient en compétition :
Antoinette dans les Cévennes de Caroline Vignal, avec Laure Calamy et Benjamin Lavernhe
Garçon chiffon de Nicolas Maury, avec Nathalie Baye
Petit pays d’Eric Barbier, avec Jean-Paul Rouve et Isabelle Kabano
Eléonore d’Amro Hamzawi, avec Nora Hamzawi
L’ennemi de Strephan Streker, avec Jérémie Renier, Alma Jodorowsky, Félix Maritaud
Un triomphe d’Emmanuel Courcol, avec Kad Merad
L’étreinte de Ludovic Bergery avec Emmanuelle Béart et Vincent Dedienne
Ibrahim de Samir Guesmi avec Samir Guesmi
Slalom de Charlène Favier avec Jérémie Renier et Noé Abita
Mica d’Ismaël Ferroukhi
Lors de la cérémonie de clôture du 2 septembre, le jury, présidé par Gustave Kervern et Benoît Delépine, a dévoilé son palmarès.
Le film Ibrahim est récompensé de quatre Valois : le Valois du scénario, le Valois de la mise en scène, le Valois de Diamant (le convoité Grand Prix) et le Valois de la musique pour Raphaël Eligoulachvili.
Un triomphe d’Emmanuel Courcol récolte le Valois du public, ainsi que le Valois de l’acteur attribué simultanément à Sofian Khammes et Pierre Lottin.
Le Valois Magelis des étudiants revient à Slalom de Charlène Favier, tandis qu’Isabelle Kabano reçoit le Valois de l’actrice pour son rôle dans Petit pays.
Enfin, le Valois René Laloux, consacré au meilleur court-métrage d’animation, est décerné ex æquo à Machini de Tétshim et Frank Mukunday et Le mal du siècle de Catherine Lepage.