Le 9 décembre 2012

- Réalisateur : Yann Le Quellec
- Acteurs : Serge Bozon, Rosalba Torres Guerrero
- Genre : Comédie, Comédie musicale
- Nationalité : Français, Belge
- Durée : 32mn
- Date de sortie : 13 juin 2012
Ce court-métrage sympathique dans la mouvance du burlesque belge révèle surtout la force comique de la danseuse Rosalba Torres Guerrero. Aérien.
Ce court-métrage sympathique dans la mouvance du burlesque belge révèle surtout la force comique de la danseuse Rosalba Torres Guerrero. Aérien.
L’argument : Rosalba, jeune guide touristique, souffre d’une affection étrange : la moindre mélodie provoque chez elle une gesticulation et elle se met à danser, de façon aussi subite qu’incontrôlable. Malgré ses ruses pour cacher son excentricité, ce corps indomptable pourrait bien séduire son surprenant collègue Alain.
Notre avis : Tout premier film de Yann Le Quellec, Je sens le beat qui monte en moi est un court-métrage d’une trentaine de minutes qui a été présenté avec succès au festival de Locarno et qui bénéficie d’une sortie en salles à partir du 13 juin 2012 en exclusivité au MK2 Beaubourg. Dans la mouvance d’un certain burlesque belge (on pense notamment au trio fou qui nous a donné L’iceberg, Rumba et La fée), ce premier essai parvient à trouver son originalité propre grâce à une cohérence esthétique de chaque instant. Cadré avec une minutie qui tiendrai presque de la maniaquerie, le court nous invite à suivre les premiers pas amoureux d’un couple peu ordinaire. Elle, prise de convulsions dès que la moindre note de musique retentit autour d’elle. Lui, obsédé par la musique, mais complètement déphasé par rapport à son environnement. Deux animaux étranges qui sont finalement destinés à se rencontrer, à s’aimer, et sans doute à esquisser un pas de danse ensemble.
Si le résultat final ne porte pas vraiment à conséquence, le spectateur se laisse aisément séduire par la petite musique décalée de ce court plutôt drôle et enlevé. Il faut dire que Serge Bozon (par ailleurs excellent cinéaste à qui l’on doit La France) joue à merveille le Pierrot lunaire, tandis que la grande révélation du film demeure la formidable Rosalba Torres Guerrero. Outre des qualités physiques remarquables liées à son activité principale, la jeune femme dégage une force comique imparable qui fait d’elle la grande attraction de ce court auquel elle apporte toute sa sensibilité. Rien que pour elle, Je sens le beat qui monte en moi vaut le détour.