L’anti-discrète
Le 6 août 2020
Une joyeuse comédie romantique qui ne manquerait pas de grand-chose pour relancer le genre.


- Réalisateur : Christian Vincent
- Acteurs : François Cluzet , Isabelle Carré, José Garcia, Jean-Paul Bonnaire
- Genre : Comédie
- Nationalité : Français
- Distributeur : Mars Distribution
- Durée : 1h40mn
- Date télé : 30 novembre 2021 22:42
- Chaîne : CStar
- Date de sortie : 3 mai 2006

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Résumé : Franssou vient d’hériter de cinquante mille euros qu’elle décide de partir dépenser sur la Côte d’Azur. A peine arrivée au Carlton, elle fait la connaissance de Stéphane, un arnaqueur à la petite semaine, dont elle tombe amoureuse.
Critique : Tout semble a priori réuni pour faire de cette comédie une anthologie de moments savoureux et glamour comme ont pu l’être en leur temps les films de Blake Edwards ou de Billy Wilder. Christian Vincent n’hésite pas à en rajouter dans le clinquant et l’outrance, qu’il s’agisse du décor ou des situations. Et tablant sur des répliques qui font mouche, il parvient, avec l’aide d’Olivier Dazat, son coscénariste, à donner un rythme pétillant au film qui, de rebondissement en rebondissement, réjouit le spectateur et l’entraîne avec lui sur les traces de ses aînés.
Se jouant des codes de la comédie romantique, les deux compères les ont soigneusement inversés tout en en gardant le charme et la fraîcheur.
Il manquerait pourtant quelques éléments pour que Quatre étoiles se hisse au niveau de ses modèles et que le spectateur adhère plus pleinement à sa folie sage. Et c’est du côté des personnages qu’il faudrait sans doute les rechercher : la relation des trois protagonistes, si elle se devine et se comprend à demi-mots, demanderait à être davantage campée pour entrer dans le genre de la comédie, réfractaire à toute incompréhension fût-elle partielle. Or ici, on a du mal à distinguer le joué du réel et si cette confusion doit se faire entre les personnages, il est plus ennuyeux qu’elle puisse occuper l’esprit du spectateur. De là par exemple une incrédulité quand on apprend que Stéphane est amoureux de Franssou, ce qu’aucune attitude ni aucun trait physionomique ne laissait présager. Le jeu enlevé des trois acteurs principaux ne parvient guère à faire oublier certaines lacunes dans la psychologie de leurs personnages.
D’autre part, on peu regretter que les rôles secondaires soient si peu présents et se rappeler que c’était là une des grandes forces des scénarios d’antan de laisser une belle part à ces figures sans nom.