Le 17 octobre 2020
Une nouvelle fois, Ito Ogawa parvient à nous plonger dans un univers d’une apaisante douceur, où les personnages sont si attachants qu’on rêverait de les croiser au détour d’une rue, dans une papeterie ou à la terrasse d’un café.


- Auteur : Ito Ogawa
- Editeur : Editions Philippe Picquier
- Nationalité : Japonais
- Traducteur : Myriam Dartois-Ako
- Date de sortie : 20 août 2020

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Résumé : Après son précédant ouvrage "La Papeterie Tsubaki" sorti en 2018, quel plaisir de retrouver Hatoko fraichement mariée à Mitsurô, père d’une petite QP ! Dans ce nouvel ouvrage, Ito Ogawa replonge ses lecteurs dans cette charmante ville de Kamakura où Hatoko est écrivain public. De même que dans "La Papeterie Tsubaki", les mots de la jeune femme viennent panser les maux des habitants.
Critique : Avec La République du bonheur, Ito Ogawa fait un immense cadeau à ses lecteurs : pouvoir continuer à suivre la vie de la charmante Hatoko, qu’on avait quittée non sans émotion à la fin de La Papterie Tsubaki, lorsqu’elle était sur le point de se marier avec un jeune veuf, papa d’une petite fille.
Alors que dans son roman précédent, l’accent était mis sur son travail d’écrivain public et sur la capacité d’Hatoko à trouver les mots justes pour les autres, dans ce nouveau récit, l’attention se porte ici sur sa vie privée et sur ses débuts en tant qu’épouse et maman. Bien que les deux rôles soient tout nouveaux pour elle, elle semble pourtant réussir à les endosser avec succès, se découvrant un amour réel et sincère pour la petite QP.
Mais si le rôle de la mère est à ce point central dans le texte, et parfois compliqué à assumer pour l’héroïne, c’est qu’elle n’a jamais connu sa propre maman et a été élevée par celle qu’elle appelait "l’Aînée" qui lui a transmis, en plus de la papeterie, sa passion pour son métier d’écrivain public, que l’héroïne n’oublie pas, malgré sa nouvelle famille. Hatoko s’occupe des gens qui poussent la porte de sa papeterie, pour lui demander de l’aide. Ainsi, vont se croiser un couple voulant divorcer ou encore un jeune garçon aveugle, souhaitant écrire une lettre pour la fête des Mères. La beauté du roman tient d’ailleurs à ces rencontres fugaces, où des inconnus viennent se livrer à la protagoniste pour qu’elle puisse mettre des mots sur ce qu’ils ne parviennent pas à dire, de sorte que le roman devient un recueil de rencontres, toutes plus touchantes et émouvantes les unes que les autres.
Quoique le schéma narratif soit plutôt convenu, de même que l’intrigue, l’histoire se lit avec un réel plaisir, car il fait bon vivre dans cette ville et au côté de cette petite famille. Oui, vraiment, les livres d’Ito Ogawa sont comme des bonbons, tant ils procurent un réel bonheur.
288 pages
19,50€