Les grandes reprises
Le 26 décembre 2023
Nelly Kaplan manie la caméra avec une originalité qui fait encore de ce film, aujourd’hui, une bête curieuse dans le monde du cinéma.


- Réalisateur : Nelly Kaplan
- Acteurs : Bernadette Lafont, Georges Géret, Michel Constantin, Julien Guiomar, Marcel Pérès, Claire Maurier, Francis Lax, Jacques Marin, Jean Parédès, Pascal Mazzotti, Micha Bayard, Gilberte Géniat
- Genre : Drame
- Nationalité : Français
- Distributeur : Universal Pictures France, Tamasa Distribution , Théâtre du Temple
- Editeur vidéo : Gaumont/Columbia/Tristar Home Video
- Durée : 1h43mn
- Date télé : 2 septembre 2019 20:50
- Chaîne : France 5
- Reprise: 27 décembre 2023
- Date de sortie : 3 décembre 1969
– Reprise en version restaurée : 27 décembre 2023
Résumé : Une jolie vagabonde se venge des humiliations subies par elle et sa mère en séduisant tous les notables d’un village.
Critique : Lorsque sort La fiancée du pirate, Nelly Kaplan n’en est pas à ses débuts, loin s’en faut. Assistante d’Abel Gance, elle a déjà réalisé plusieurs films, courts métrages et documentaires. La fiancée du pirate est son premier long métrage de fiction. Sorti en 1969, il va symboliser l’avènement d’une certaine liberté, une revanche féministe.
Marie, fille de la sorcière du village, vit à l’index, à la fois crainte et méprisée. Solitaire, libre, elle attise la haine des bourgeoises et la convoitise des notables qui abusent de ses charmes sans scrupules. La vengeance sera croustillante !
Bernadette Lafont trouve là un rôle taillé sur-mesure, de femme déterminée et farouche, sous la caméra complaisamment féministe de Nelly Kaplan. On y trouve déjà les prémices de ce vieux fantasme de l’homme objet qu’elle exploitera avec jubilation dans Plaisir d’amour. Ici, La femme n’est pas encore libérée. On n’en est qu’au stade de la vengeance, de l’affirmation du désir, de la revendication du corps. La soumission, la mise à disposition de ce corps à la concupiscence des hommes, tout cela n’est qu’un leurre, un conformisme qui n’est là que pour mieux endormir les vigilances et mener le jeu.
Nelly Kaplan manie la caméra avec une originalité qui fait encore de ce film, aujourd’hui, une bête curieuse dans le monde du cinéma. Un titre clin d’œil, qui renvoie à la chanson éponyme de Boris Vian, un faux air de théâtre filmé, et un objectif centré sur Bernadette Lafont qui confesse avoir trouvé là un des plus grands rôles de sa carrière. Enfin, une bande-son signée Georges Moustaki, et la voix complice de Barbara qui mène Marie sur le chemin de sa liberté : Moi, je m’balance...
21 décembre 2004
La fiancée du pirate - Nelly Kaplan - critique
Vous ecrivez que la chanson "la fiancee du pirate" est de boris Vian en fait elle est tiree de l’opera de quat’sous de brecht et l’adaptation francaise est de Mauprey.Boris Vian a traduit la chanson de Mackie,mais il n’y a aucune trace de la traduction de la "Fiancee du pirate"
Mon Avis:l’abbe Dard se veut moralisateur.Il accompli s’ABBE A ,euh sa B.A. (Bonne Action) avec conviction.Hippolyte,enfant de coeur a ses heures et scout la plupart du temps est recptif au message.Marie n’est pas croyante,le probleme est regle.Les autres villageois font semblant de l’ecouter.
B.A. comme bonne action chez les scouts
B.A. comme Bombe Atomique.Il ne faut pas trop compter sur les religions pour jouer les moralisatrices afin d’empecher sa prolification et son utilisation
Voir en ligne : Pourquoi Boris Vian,Pourquoi la bombe