Le 9 juin 2020
Prenant toujours un malin plaisir à jouer avec les peurs de ses lecteurs, Maxime Chattam ne déroge pas à cette règle dans Un(e)secte, son dernier thriller au titre évocateur.


- Auteur : Maxime Chattam
- Editeur : Albin Michel
- Genre : Thriller
- Nationalité : Française
- Date de sortie : 30 octobre 2019

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Résumé : À Los Angeles, Atticus Gore est appelé sur une sinistre scène de crime dans les hauteurs de la ville : un cadavre y a été retrouvé, dépouillé de sa chair malgré des vêtements encore intacts. Comment expliquer une décomposition si rapide alors que la victime a été vue la veille ? Quel lien existe-t-il entre ce meurtre et la multitude d’insectes écrasés autour du corps ? À New York, la privée Kat Kordell enquête sur la disparition de Lena, jeune fille déprimée et influençable. Quels sombres éléments vont mener la détective sur les pas d’Atticus ? À quelle vérité effrayante vont-ils être confrontés ?
Critique : Un thriller de Maxime Chattam comme on les aime, ou presque…
Si vous n’êtes pas familier de l’auteur, ce polar quelque peu dérangeant fera son effet : descriptions quasi sensorielles d’insectes et autres arachnides, pointe d’ésotérisme, énigmes angoissantes… L’écrivain connait ses points forts et les exploite parfaitement dans un prologue maîtrisé qui en fera frissonner plus d’un.
Mais si vous ne manquez aucune de ses parutions, n’y cherchez pas la nouveauté : cette lecture, bien qu’agréable, n’en sera pas sensationnelle pour autant. L’intrigue fonctionne, mais reste prévisible, les personnages sont attachants bien qu’à la psychologie attendue, et les mécanismes d’écriture de Chattam ne surprennent plus malgré un sujet prometteur hélas sous exploité.
Proche de Maléfices, dernier tome de sa Trilogie du Mal déconseillé aux plus arachnophobes d’entre nous, Un(e)secte aurait pu, comme le précédent ouvrage, pousser le vice jusqu’à jouer davantage avec la présence de ces arthropodes : en effet, à chaque évocation de ces petites bestioles, l’impression de les sentir grouiller sur soi est inévitable. Mais peut-être ne fallait-il pas insister sur ce point, de façon à préserver un lectorat potentiellement hermétique à ce genre de narration.
Nous resterons donc sur notre faim malgré un dénouement d’actualité, posant quelques questions sur les dérives de la société d’aujourd’hui.
Maxime Chattam - Un(e)secte
480 pages - 22,90€
Éditions Albin Michel