Le 19 mai 2019


- Scénariste : Seth Peck>
- Dessinateur : Jeremy Haun
- Genre : Fantasy , Science-Fiction
- Editeur : Casterman
- Famille : Comics
- Date de sortie : 6 mars 2019
- Durée : T.1
Quand Fallout rencontre Le Seigneur des Anneaux, cela donne The Realm.
Résumé : Le monde des humains, la Terre, a été dévasté voici quinze années par des flots d’Orcs et de Gobelins apparus grâce à de puissantes forces occultes. Parmi les survivants, organisés en blocs ou groupes armés, on trouve le mercenaire Nolan, spécialisé dans la protection d’expéditions. Celle qui va l’emmener vers l’Ouest des États-Unis semble bien devoir chambouler les événements...
En découvrant The Realm, on se dit que bon, à première vue, cela semble un joyeux melting pot un peu réchauffé d’anticipation qui aurait croisé la fantasy, prenant du Fallout, du démon de Mononoké, quelques éléments d’Orcs et Gobelins et même un peu de maquillage façon Kiss. Bref, pas de quoi s’embarquer dans le voyage de The Realm avec l’originalité en ligne de mire... Et pourtant, Seth Peck a travaillé son sujet et son histoire. Ce premier tome ne suit pas uniquement Will Nolan mais bien plusieurs personnages, dont certains qui semblent bien basiques et secondaires, dans la lignée contemporaine de la narration multiple qui développe tellement plus les univers (Game of Thrones, The Expanse pour ne citer qu’eux...). Le mélange de fantasy et SF a un peu de mal à prendre au début, mais on s’y fait très rapidement car l’atmosphère n’est ni glauque au possible ni proprement épique. C’est un condensé entre les deux, entre infiltrations, escarmouches et même petite bataille en forme de siège, où la magie peut intervenir mais sans grande conviction jusqu’à présent. Un personnage casqué énigmatique façon Boba Fett ne gâche bien évidemment rien à l’histoire...
Seth Peck, Jeremy Haun / Casterman
Le dessin sobre et plutôt abouti de Jérémy Haun parvient à insuffler cette ambiance où chacun peut mourir dans l’heure, malgré des coupes de cheveux décalées et des armes mêlant revolver et cimeterre, des planches où les grandes villes en ruines servent de décor aux escapades d’un commando gobelin, et où un sniper laisse sa place à des esprits démoniaques... Une diversité qui s’accompagne d’un sol plutôt marron, la couleur terre ayant une place un poil trop importante dans un monde qui n’est à l’abandon finalement que depuis quinze ans.
Seth Peck, Jeremy Haun / Casterman
S’il n’est en aucun réaliste, The Realm a bien d’autres atouts, notamment celui de conjuguer avec brio une vision d’anticipation fantastique et décharnée avec les hordes épiques des races de la fantasy, qui pourraient s’étoffer encore avec les prochains tomes.
128 pages - 15€