Mission impossible
Le 25 janvier 2015
Clichés et invraisemblaces rendent le puzzle indigeste.


- Réalisateur : Renny Harlin
- Acteurs : Christian Slater, Val Kilmer
- Genre : Thriller
- Nationalité : Américain, Britannique
- Editeur vidéo : Gaumont/Columbia/Tristar Home Video
- Durée : 1h46mn
- Titre original : Mindhunters
- Date de sortie : 6 juillet 2005

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Clichés et invraisemblaces rendent le puzzle indigeste.
L’argument : Sept jeunes agents parmi les plus prometteurs du FBI n’ont plus qu’un ultime test à passer pour devenir des profileurs psychologiques. Jake Harris, chargé de leur entraînement, n’est pas un agent comme les autres. La dernière épreuve qu’il leur a concoctée va se révéler plus vraie que nature, au risque de leur coûter la vie...
Isolés sur une île, coupés du monde, les jeunes agents vont rapidement découvrir qu’un véritable serial killer se cache parmi eux. Personne n’est épargné par les soupçons et chacun ne peut se fier qu’à lui-même. Pourtant, ils ne pourront s’en sortir qu’en faisant équipe, car le meurtrier est remarquablement doué... Il va les frapper, les uns après les autres. Pour tous ceux du groupe, le diplôme de fin d’études risque d’être un certificat de décès...
Notre avis : Sur le papier, cette histoire d’apprentis qui partent s’entraîner sur une île au large des côtes de la Virginie évoque de manière très inoffensive une déclinaison facétieuse des Dix petits nègres d’Agatha Christie. Renny Harlin en fait une série B du samedi soir, pas détestable, mais un peu abêtissante et sans la moindre ambition scénaristique ou formelle.
Plus Profession profiler avance, plus il fonctionne de guingois jusqu’à une conclusion frustrante. Mais, lors de brèves intermittences, on retrouve une certaine jubilation perverse de la part du yes-man masochiste, notamment dans cette propension à faire disparaître les têtes d’affiche ou les héros présumés dès le premier quart d’heure. Ces touches peu subtiles ne permettent pas de rendre digeste ce puzzle rongé par les invraisemblances et les clichés mais suffisent pour pimenter un ensemble potentiellement drôle que l’inégalité de l’interprétation ne fait que souligner. Dommage que Harlin ne connaisse pas l’autodérision et ne sache toujours pas exploiter (voire transcender) un canevas.