Aux voleurs !
Le 29 juin 2021
On retrouve tous les éléments qui ont fait le succès du premier film. Ce second volet est cependant plus abouti, en se réappropriant magistralement les codes du polar.


- Réalisateur : Will Gluck
- Acteurs : Rose Byrne, David Oyelowo, Domhnall Gleeson
- Genre : Comédie, Film pour enfants, Film pour ou sur la famille, Aventure
- Nationalité : Indien, Américain, Britannique, Canadien, Australien
- Distributeur : Sony Pictures Releasing France
- Durée : 1h33mn
- Date télé : 21 juillet 2022 20:40
- Chaîne : OCS Max
- Titre original : Peter Rabbit 2 : The Runaway
- Âge : À partir de 6 ans
- Date de sortie : 30 juin 2021

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Résumé : Béa, Thomas et les lapins forment désormais une famille recomposée, mais Pierre a beau faire tout son possible, il ne semble parvenir à se débarrasser de la réputation de voyou qui lui colle à la peau (de lapin). S’aventurant hors du potager, Pierre découvre un monde dans lequel ses menus délits sont appréciés, mais quand sa famille risque tout pour partir à sa recherche, Pierre doit choisir quel genre de lapin il veut être.
Critique : Pourquoi aime-t-on tant voir les lapins imaginés par Beatrix Potter sur grand écran ? Certes, parce qu’ils ont d’adorables frimousses et paraissent presque aussi vrais que nature. Mais aussi, et surtout, parce que nous adorons retrouver, dans cet univers animalier foisonnant et bucolique, les ingrédients de la recette qui fait le succès des comédies familiales britanniques : les situations abracadabrantesques délicieusement burlesques, des dialogues rafraîchissants souvent incisifs, et des gags visuels délirants.
Remarquez, on a déjà vu nombre de navets du même type. Alors, comment ces nouvelles aventures du lapin à la veste en jean parviennent-elles à ne pas tomber dans les choux ? Grâce à la solidité de son scénario.
- Copyright 2020 Sony Pictures Entertainment Deutschland GmbH
L’histoire traite toujours des tours de Pierre Lapin, mais sous un angle original qui détonne avec le livre de Potter : agacé par la méfiance et les préjugés de Thomas, qui continue de le considérer comme un voleur de légumes, Pierre décide de lui donner raison en s’alliant avec le vieux Barnabé, lequel prétend avoir fait les quatre-cents coups avec le père du jeune héros et se trouve à la tête d’une bande de voleurs (rat, chats, cochon…) de nourriture. Le premier quart d’heure passé, le conte merveilleux adopte peu à peu un ton plus sombre, digne d’un film noir hollywoodien dans lequel les mafieux auraient laissé place à des animaux anthropomorphes. Les séquences les plus inquiétantes étant habilement couplées à un humour généreux, on slalome avec grand plaisir entre rire, surprise et frémissement.
Si l’intrigue secondaire, centrée sur Béa et Thomas, faisant face à un agent littéraire peu scrupuleux, se contente de dénoncer grossièrement le capitalisme et l’artificialité de la bourgeoisie des grandes villes, le récit, plein d’énergie, est servi par une mise en scène tout aussi vigoureuse.
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Comme son frère de cœur littéraire et cinématographique Paddington, Pierre Lapin est sans temps mort, les péripéties qui jalonnent l’intrigue s’enchaînant à toute allure. Les paysages ruraux et citadins cohabitent joliment à l’écran dans des couleurs aux tons soutenus, tandis que les champ-contrechamps et les mouvements de caméra viennent renforcer la dimension férocement comique du film.
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