Aliens et compagnie
Le 6 mai 2018
Ce film sans grandes surprises est sauvé de justesse par quelques bonnes idées.


- Réalisateurs : Christoph Lauenstein - Wolfgang Lauenstein
- Acteurs : Claude Perron, Michael Gregorio, Timothé Vom Dorp
- Genre : Animation, Film pour enfants
- Nationalité : Allemand, Danois, Luxembourgeois
- Distributeur : ARP Sélection
- Durée : 1h26mn
- Date télé : 3 mai 2022 21:05
- Chaîne : Gulli
- Titre original : Luis and the Aliens
- Date de sortie : 9 mai 2018

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Résumé : Léo a douze ans. Lorsque trois extra-terrestres débarquent près de chez lui, cet enfant solitaire se retrouve embarqué dans de folles aventures…
Critique : Léo est triste car il a perdu sa maman, et son papa, qu’il adore, fuit ses responsabilités de parent pour regarder les étoiles à la recherche d’une vie extraterrestre. Léo est triste parce qu’une méchante assistante sociale, constatant l’irresponsabilité de son père, veut l’intégrer dans son internat. Mais de gentils extraterrestres vont atterrir sur Terre et embarquer Léo dans de folles aventures qui le feront grandir.
Un pitch bien banal, commun à beaucoup de films d’animation du même type. Il en va de même pour un certain nombre d’ingrédients scénaristiques, notamment des personnages stéréotypés.
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Seul, risée de ses camarades, Léo en pince pour Jennifer, la jeune et jolie fille star du collège qui rêve de devenir une célèbre journaliste. Jennifer est toujours flanquée d’une petite grosse qui ne parle jamais et qui la filme partout où elle va. Au diable la beauté intérieure ! La belle fille mince est intelligente, téméraire, mise en valeur, et parle tout le temps, tandis que la petite boulotte maladroite fait le chien-chien derrière elle sans dire un mot.
Du côté des trois extraterrestres, débarqués sur Terre pour commander un tapis de massages à une chaîne de télé-achat, cela ne vole guère plus haut : Mog est un alien cool bien qu’un peu peureux, Nag est le cerveau et le gaffeur de la bande, tandis que Wabo joue les obèses de service en mangeant tout et n’importe quoi. Ça fera rire les enfants. Pour les parents, on ne garantit rien. Enfin, il y a l’antagoniste, Mme Diekendaker, directrice du foyer où Léo risque d’être interné, dont on devine rapidement qu’elle n’est pas une humaine comme les autres (vous avez compris l’idée ?).
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Tout semble extraordinairement poussif. Pourtant, le film parvient à nous surprendre, notamment grâce à deux séquences de course-poursuite et de cache-cache dans un supermarché et un salon de coiffure ; mais aussi grâce au pouvoir de métamorphose des extraterrestres : on sourit lorsque Mog et Nag se transforment en soubrettes caricaturales et Wabo en chien qui aime les caresses. Mais l’originalité du film ne va pas plus loin. Et l’élan de bons sentiments, provoqué par l’affection et la tendresse que Léo et son père Armin se portent l’un à l’autre au-delà de leurs différences, ne parvient pas à redresser l’ensemble.