Le 21 juillet 2022
Tiré d’un fait réel, ce polar n’est ni déplaisant, ni original. En somme, rien de ce qui définit un téléfilm policier lambda ne fait ici défaut.


- Réalisateur : Urs Egger
- Acteurs : Heino Ferch , Verena Altenberger, Ronald Kukulies
- Genre : Policier
- Nationalité : Allemand
- Distributeur : Arte
- Durée : 1h28min
- Date télé : 8 juillet 2022 20:55
- Chaîne : Arte
- Titre original : Die Spur der Mörder

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Résumé : Juste après avoir quitté la pizzeria qu’il possède en Allemagne, Antonio Russo et ses quatre employés sont froidement abattus par deux hommes solidement armés. Ingo Thiel, agent de la criminelle, est chargé de l’enquête. Rapidement, il soupçonne un règlement de comptes impliquant la mafia calabraise. L’Italie est prévenue. Peu après, Carla Orlando, d’Interpol Rome, débarque en Allemagne.
Critique : Pas le temps de prendre ses marques : le téléfilm commence par l’assassinat d’un patron d’une pizzeria et des ses employés. On repère un cycliste qui tombe par hasard sur un des tueurs et une jeune femme en choc qui a découvert les corps. Le reste suit un déroulé classique : l’intervention immédiate de la police, la présence des secours et les premiers éléments de l’enquête, le relevé des indices, le tout dans une ambiance nocturne où les faisceaux des gyrophares multiples balaient des trottoirs à la fois sombres et luisants. Dans cette ambiance de polar, l’agent Ingo Thiel se montre plutôt laconique avec le procureur : "C’est un beau merdier". Les investigations menées dans le restaurant mettent à jour un important stock d’armes. Olives et pruneaux, pizza et mafia, le décor est planté. Les victimes sont toutes issues d’un patelin de Calabre. Plus intrigante est la photo d’un archange dont la tête est décapitée. Il va falloir sortir la grosse artillerie et mettre Interpol dans le coup...
A défaut d’adhérer à la mise en scène, très classique, on glane quelques informations sur une affaire tirée d’un fait réel (un crime advenu à Duisbourg en Allemagne), sur le fonctionnement de la ’Ndrangheta et la manière dont se concurrencent les polices internationales, pour venir à bout d’une organisation criminelle tentaculaire. Si Urs Egger avait la bonne idée de privilégier des séquences moins attendues et des personnages moins stéréotypés (une veuve, mère et épouse globalement digne, un procureur très administratif, des journalistes exagérément soupçonneux, un flic impassible, des méchants très assortis à la méchanceté), on apprécierait davantage le produit final, qui serait conforme aux louables intentions.