Le 2 décembre 2019


- Scénariste : Minoru Furuya >
- Dessinateur : Minoru Furuya
- Collection : WTF ?
- Genre : Seinen
- Editeur : AKATA
- Famille : Manga
- Date de sortie : 7 novembre 2019
- Durée : T.1
Une jeunesse en proie à l’égarement et à la déprime, qui part à la dérive...
Résumé : Himizu est un lycéen, qui voudrait avoir une vie normale. Il ne veut pas faire de vagues, et lorsque sa mère quitte le foyer, il pense pouvoir arrêter l’école pour reprendre le petit commerce de location de bateau où il habite chichement. Mais comme le lui rappellent ses quelques connaissances, il n’a pas une vie ordinaire...
Si les parents abandonnent, que reste-t-il des enfants ? Un mépris de l’existence au mieux, des pulsions violentes au pire. Voilà ce qu’explore ce premier tome, complété en novembre par le second, de la série de manga acclamée Himizu. C’est dans la collection WTF ? des éditions Akata, qui porte toujours aussi bien son nom, que l’on retrouve cette perle d’un genre particulier : une perle grisâtre, de forme originale mais sans pureté, certainement pas lisse. Il faut passer outre une introduction assez burlesque, avec un personnage maltraité et aux allures de crapaud géant, pour mieux cerner les destins tragiques qui se tissent dans cette comédie humaine adolescente. Avec quatre tomes, Himizu devrait offrir un aperçu de la vie non-ordinaire que peut rencontrer un groupe de jeunes livrés à eux-mêmes, en recherche de sens plutôt que de sensation.
Minoru Furuya / Akata
Pour ce qui est du dessin, là aussi le côté farce du début laisse place à des faciès et des situations malsaines, et le rire cède son siège à un dégoût quasi choquant, fait bien entendu exprès. Il s’agit en effet pour le mangaka de piéger son lecteur, qui s’accroche à cette histoire qui le répugne, un peu, juste assez pour capter et emprisonner son attention, comme les personnages sont eux-mêmes pris dans une toile propre dans son découpage, mais sale dans son cœur.
Lorsque l’envie de banalité laisse la place au fait divers et à la maltraitance de l’enfance, l’artiste n’a que peu de moyen de réponse. Minoru Furuya a vraisemblablement réussi à trouver un canal et une fibre pour l’illustrer, et ce n’est pas rien.
224 pages - 8,05€