Le 29 juillet 2013


- Scénaristes : Christophe Cazenove>, Arnaud Plumeri>
- Dessinateur : Mauricet
- Collection : Best Or
- Genre : Humour
- Editeur : BAMBOO
- Date de sortie : 1er janvier 2013
Une compilation de gags de la série Basket Dunk, axée sur les règles du Basket-ball. Un cru parfois drôle, souvent instructif, mais qui manque tout de même de force comique pour être un vrai Best Of.
Résumé :
Une équipe de bras cassés joue au basket. Entre Labourre le gros gourmand, Rudy le rêveur, Gregorz le géant et les autres, leur coach s’arrache ce qui lui reste de cheveux.
D’un autre côté, avec un tel coach, l’équipe ne risque pas d’atteindre la NBA. Mais tous ensemble, ils vont avancer et progresser du mieux qu’ils peuvent. Leurs mésaventures donnent lieu à des gags en cascades. Dans ce Best Or de la série, plusieurs pages s’ajoutent et présentent les règles et principes du basket-ball.
Notre avis :
L’album se décompose en plusieurs petits chapitres de quatre à six pages structurées de la même manière. D’abord une planche illustrée d’un dessin présentant quelques règles. Puis une série de trois à cinq pages racontant des gags, dont le thème est lié aux règles expliquées dans la page d’introduction du chapitre. En tout neuf chapitres composent ce Best Or de la série.
Ce volume spécial est en fait une compilation de gags choisis dans les sept tomes déjà sortis de Basket Dunk, afin de composer ce Best Or !
L’idée des chapitres fonctionnent bien et permet d’apporter une organisation à ce qui n’aurait été sinon qu’une simple compilation sans saveur.
Certains gags font mouche et sont très drôles mais d’autres tombent un peu à plat. Dommage pour un Best Or censé nous présenter le meilleur de la série. Par exemple, la chute du premier gag n’est compréhensible que si vous connaissez déjà les personnages et que vous ne découvrez pas la série par ce Best Or. D’autres sont simplement prévisibles et perdent de leur impact. Heureusement, il y en a certains qui sont des vraies réussites.
Les personnages sont attachants, mais l’effet compilation nuit à la compréhension de leur caractère et des vrais récurrents. Deux personnages différents portent le nom de Freddie, et le premier qu’on découvre... ne réapparaît plus après. Le coach change de look selon les gags, une fois rasé et cheveux noirs, l’autre fois avec un bouc et des tempes grisonnantes.
Peut-être manque-t-il simplement une petite présentation humoristique des membres de l’équipe ?
Les pages de règles sont simples, concises, et regorgent aussi de petites plaisanteries bien trouvées. Elles ont le mérite d’être à la fois instructives et drôles.
Graphiquement, les dessins de Mauricet sont clairs, précis et dynamiques. Les phases de jeu sont vivantes et le dessinateur réussit à donner vie au personnage et surtout à rendre l’énergie des mouvements.
Les visages sont expressifs et reflètent bien les émotions des personnages, parfois à l’extrême pour renforcer l’humour.
Les décors sont présents parfois simplement par des esquisses de fond pour poser une ambiance. Cette simplification ne nuit aucunement au suivi de l’histoire et à la compréhension des gags.
Les couleurs sont agréables, claires, calmes.
Le cadrage reste simple et classique. Certaines cases, de manière exceptionnelle, font une demi-page, mais rien d’innovant ou d’original.
Les gags se découpent souvent en trois bandes de une à trois cases avec quelques variantes qui permettent de clarifier la narration ou d’accentuer les chutes.
De plus, si vous regardez bien certaines cases, vous verrez trop rarement un petit gag secondaire, qui ajoute une touche d’humour à l’histoire globale sans lui être lié.
En fait, Le Best Or de Basket Drunk pose le problème qui touche chaque compilation.
Soit vous connaissez la série, et vous n’aurez pas besoin de ce tome, qui ne reprend que des gags existants et dont le seul ajout est de présenter les règles du basket, soit vous ne connaissez pas la série, et ce Best Or vous en ouvrira les portes. Malheureusement, la qualité variable des gags ne vous donnera pas forcément envie de vous plonger dans toute la série. Et quitte à se procurer une BD pour découvrir une série, autant acheter un tome déjà existant, non ?
La question reste posée : A qui s’adresse ce Best Or ? Fans collectionneurs, large public ignorant l’existence de Basket Dunk ou encore amateurs de séries sportives.
Le Best Or de Basket Dunk marque des points, mais pas suffisamment pour remporter le match. Il soulève la question : Une compilation issue d’une série BD est-elle vraiment utile ?