Esprits farceurs
Le 22 juillet 2017
Dans la lignée des Pokémon, un gentil petit film d’animation rigolo, qui séduira surtout le jeune public.


- Réalisateurs : Shigeharu Takahashi - Shinji Ushiro
- Acteurs : Haruka Tomatsu, Tomokazu Seki
- Genre : Animation
- Nationalité : Japonais
- Distributeur : Wild Bunch Distribution
- Durée : 1h35mn
- Titre original : Yo-Kai Watch: Tanjō No Himitsu Da Nyan!
- Date de sortie : 9 août 2017

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Résumé : Nathan se trouve cette fois plongé dans le passé et va devoir triompher de Yo-kai maléfiques bien décidés à briser le lien d’amitié que notre héros a noué avec les Yo-kai. Avec l’aide de ses fidèles compagnons Whisper et Jibanyan et de son grand-père, Nathan va devoir découvrir comment la première Yo-kai Watch a été créée.
Notre avis : Comme celle des Pokémon il y a une vingtaine d’années, Yo-Kai Watch semble s’imposer comme l’une des franchises phénomènes auprès du jeune public. Jouets, jeux vidéo, figurines, série animée. Il ne manquait plus qu’un long-métrage de cinéma pour compléter cette collection.
L’animation, diffusée en France sur Gulli, raconte les aventures de Nathan, un jeune garçon doté de la Yo-Kaï Watch, une montre permettant de voir les Yo-Kaï, des esprits fantomatiques invisibles responsables de tous les petits tracas que vivent au quotidiens les humains.
- Copyright Wild Bunch Distribution
Dans cette adaptation de la série originelle, Nathan se fait dérober sa précieuse Yo-Kai Watch par un groupe de sorcières maléfiques désireuses d’en finir une fois pour toute avec les Yo-Kai. Mais la Yo-Kai Watch est unique. Pour pouvoir la récupérer, Nathan va devoir en fabriquer une autre. Pour ce faire, escorté par ses amis Whisper et Jibanyan, Nathan va remonter le temps pour rencontrer le créateur de la Yo-Kai Watch, qui n’est autre que… son grand-père, Nathaniel, afin de le convaincre de (re)fabriquer la fameuse montre magique.
Le sujet de ce film d’animation japonais apparaît moins complexe et ambitieux que ceux d’un Miyazaki, d’un Takahata ou d’un Hosoda. N’oublions pas qu’il s’agit là de la production d’une franchise, sans doute moins motivée par sa potentielle contribution à l’art du cinéma d’animation que par le désir de toujours attirer plus d’enfants dans l’univers qu’elle a créé.
- Copyright Wild Bunch Distribution
L’on retrouve ainsi tous les éléments de la série : l’humour criard, décalé et farfelu, le rythme assez soutenu, et un certain goût pour le comique de répétition. Ainsi, même lorsqu’on a quitté l’école primaire depuis longtemps, on se surprend à sourire et parfois même à laisser échapper de francs éclats de rire ; car cet humour est simple et cependant universel, bien que ce ne soit ni du Chaplin, ni du Keaton, ni du Laurel et Hardy. Bien que manquant parfois d’ambition et d’originalité dans sa mise en scène et ses décors (on se trouve là bien plus dans un épisode d’animation d’une heure trente que dans un véritable long-métrage d’animation japonais à l’esthétique recherchée et travaillée), le film est bien réalisé, c’est rythmé et divertissant. Les enfants seront conquis.