Le 20 juin 2019
"Une proposition indécente", pitch qui tourne vite au soap à visionner en mode régressif…


- Série : What if
- Réalisateurs : Phillip Noyce - MAGGIE KILEY - JESSIKA BORSICZKY GOYER - JILL MAXCY - RANDY ZISK - J. Miller TOBIN - Joanna KERNS - David Rodriguez - Russell lee Fine
- Acteurs : Renée Zellweger, Louis Herthum, Jane Levy, Blake Jenner, Keith powers, Samantha Marie Ware, juan castano, John Clarence Stewart, Dave Annable, Daniella Pineda, Saamer Usmani, Mike Kelley
- Genre : Drame, Thriller
- Nationalité : Américain
- Durée : 10 épisodes de 45 à 55 minutes
- Chaîne : Netflix
- Date de sortie : 24 mai 2019

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Résumé : A chaque nouvelle saison, cette série anthologique s’intéresse aux répercussions qu’une simple décision moralement inacceptable peut avoir sur notre vie et celle de ceux qui nous entourent. Prêts à tout pour financer leur jeune entreprise pharmaceutique, une scientifique et son mari concluent un accord aussi mystérieux que scandaleux.
Notre avis : Au marketing de Netflix, ils sont doués pour attraper le chaland. Quand un soir, en allumant votre box et sélectionnez direct Netflix (car vous faites partie de ces gens qui regardent plus la télévision depuis belle lurette) et tombez sur le visuel de promo de What/if avec Renée Zellweger ultra mince en mode Sharon Stone /Basic Instinct et un pitch de 3 lignes qui dit : « la proposition d’une célèbre investisseuse met la confiance mutuelle d’un couple à rude épreuve : une nuit avec Sean en échange du financement de l’entreprise pour Lisa », bah, vous appuyez sur la télécommande pour lancer le premier épisode/pilote.
- Copyright Netflix
Comme dit Lisa dans l’épisode 1, ça rappelle un film nul des années 90, et cette femme d’affaires, Anne Montgomery, s’avère très très mystérieuse, voire diabolique et on se demande dans quoi on s’embarque. En fait, on se demande surtout pourquoi on mate dix épisodes qui empilent rebondissements improbables, intrigues parallèles qui ne servent qu’à remplir, festivals de faux raccords et ellipses à dérégler salement les compteurs de la DeLorean de Doc Emmett Brown (ah oui, Robert Zemeckis est coproducteur avec Warner de cette série, si, si !). Bref, ça devient si mauvais que c’est aussi bon et régressif qu’un sachet de fraises Tagada qu’on empiffre mécaniquement, dans l’unique but d’atteindre le putain de fin mot de cette histoire qui, bien entendu, laisse la porte ouverte à une suite.
Moralité ? Le boss de Netflix doit être face à l’alternative suivante :
1 ) ok, va pour la saison 2, mais avant je remonte les bretelles de Mike Kelley et son équipe d’écriture, et je lâche plus de fric à Warner, histoire d’avoir un jeu d’acteur, un découpage, des lumières et décors qui me feront moins penser à « Santa Barbara ».
2) C’est bon merci, on arrête les frais.
Netflix n’est a priori pas vraiment une entreprise philanthropique, mais bon, on ne sait jamais, sur un malentendu…
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