Le 26 mai 2023
Un flic perd son collègue au cours d’une fusillade. Son association avec un nouveau binôme lui permettra de se venger des méchants. Un polar basique et mou du genou.


- Réalisateur : Lars Becker
- Acteurs : Armin Rohde, Sabin Tambrea, Edin Hasanovic, Nele Kiper
- Genre : Drame
- Nationalité : Allemand
- Distributeur : ZDF, Arte
- Durée : 1h30min
- Date télé : 26 mai 2023 21:44
- Chaîne : Arte

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Résumé : Dévasté par la mort de sa compagne, Milan Filipovic, jeune commandant de police à Berlin, décide de démissionner. Lors de sa dernière journée d’exercice, il est appelé avec son collègue Fredo Schulz dans un aéroport : une Colombienne a été arrêtée avec un kilo de cocaïne dans le corps. Les deux policiers sont pris en chasse par le compagnon de la suspecte jusque dans une station-service, où Milan est abattu de sang-froid sous les yeux de Schulz. Rongé par la culpabilité, il renoue avec un vieux démon, l’alcoolisme, mais se jure de retrouver le coupable. Son nouveau coéquipier, Radu Lupescu, doit faire de son mieux pour s’habituer à ses méthodes musclées et pas toujours orthodoxes...
Critique : Le téléfilm de Lars Becker débute par deux séquences parallèles : une "mule" colombienne se fait serrer à l’aéroport, car elle transporte de la cocaïne pure dans des préservatifs ; au même moment, on assiste au pot de départ du flic Milan Filipovic, de la criminelle, très affecté par la mort de sa femme. Le jeune homme veut démissionner. Mais difficile de renoncer à son tempérament d’investigateur, surtout quand les affaires s’emballent...
A priori, revoilà notre duo de choc Schulz-Filipovic : le premier semble échappé d’une bouteille de scotch, le deuxième oublie un peu vite son désespoir existentiel pour plonger dans l’enquête. Et il y a toujours une "taupe" qui traîne, cette fois-ci à la douane. Or, un drame se produit : l’opiniâtre Milan se fait flinguer au cours d’une halte dans une station-service. Le binôme est réduit à néant. Schulz culpabilise, forcément. "J’avais la responsabilité de mon collègue", assène-t-il à son fameux groupe de parole où on le voyait déjà dans Le flic et l’indic.
Un coup du côté des bons, un coup du côté des méchants, quelques scènes tire-larmes (l’enterrement de Filipovic, bien sûr). Le scénario est sans surprise, mais l’association du protagoniste avec un nouveau collègue maintient un semblant d’intérêt : le très formaté Radu Lupescu, jeune flic major de sa promo, auteur d’un mémoire sur le burn out dans la police, va faire équipe avec le vieux loup porté sur la boisson. La théorie rencontre la pratique, les méthodes plutôt directes et brutales de Schulz ne correspondent pas à la formation initiale de son comparse, qui en prend ombrage et lui rappelle sans cesse la loi. Méfiance, conflits, puis confidences sur fond de vengeance solitaire sont les jalons d’un itinéraire prévisible au service d’une quête implacable, jusqu’au meurtrier et ses complices. Au final, ce téléfilm est aussi sympathique que mou du genou. Cela dit, on méditera le proverbe colombien qui lui sert de conclusion : "il n’y a que les morts qui ne parlent pas".