Au clair de la lune
Le 19 janvier 2019
Quatre courts-métrages, à la fois concrets et abstraits, qui rendent compte, chacun à sa manière, de la fascination qu’entretient l’Humanité pour cet astre.


- Réalisateurs : Miyoung Baek - Mohammad Nasseri - Babak Nazari - An Vrombaut
- Genre : Animation, Film pour enfants
- Nationalité : Britannique, Sud-coréen, Iranien
- Distributeur : Les Films du Whippet
- Durée : 0h39mn.
- Âge : À partir de 3 ans
- Date de sortie : 30 janvier 2019

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Résumé : 4 courts métrages dont l’Héroïne est la Lune. Attirés par sa lumière, des enfants, des loups et même un renard voudraient décrocher la lune. Mais que se passera-t-il si la lune venait à disparaître au beau milieu de la nuit ? Ce programme offre aux tout-petits, curieux et désireux de s’amuser, une porte vers un imaginaire où la lune attise tous les désirs.
Notre avis : Ce bloc de courts-métrages comprend un film coréen, deux films iraniens et un film britannique, qui ont tous le même sujet : la Lune. Et pour le traiter cinématographiquement, ils utilisent les techniques d’animation 2D et 3D et le papier découpé. Rien d’inconnu ni de vraiment surprenant a priori.
Cependant, l’animation a ceci de spécifique qu’elle permet de donner vie et mouvement à n’importe quelle idée, n’importe quel discours, à l’image du premier court-métrage : Où est la Lune ? Dans ce film onirique de six minutes, les hommes, les femmes et les enfants vivent dans des lunes. Lorsqu’un enfant perd la sienne, il se lance à sa recherche sur un poisson volant. L’esthétique est audacieuse : pas de décor, juste un fond d’écran sombre et des accessoires blancs ou parés de couleurs pâles : draps, arbres, fenêtres… une poésie visuelle en forme de road movie.
Le second, Ma lune, notre lune, narre en papier découpé, dans un décor sphérique singulier représentant la Terre, l’aventure de personnages dessinés au feutre ayant accidentellement décroché la lune et se la partageant pour leur bon plaisir. Mais le voisinage, mécontent, proteste à leurs fenêtres. Au-delà de la technique, reconnaissable entre mille, et des couleurs pétillantes, ce film sait nous rappeler que nous avons tous plaisir à admirer la Lune dans le ciel étoilé, et que ce plaisir simple doit pouvoir perdurer.
- Copyright Les Films du Whippet
Il était une fois… la Lune et le renard raconte l’amour d’un petit renard solitaire pour un croissant de lune dont il finit par se lasser. Le cinéaste iranien Babak Nazari utilise la technique plus contemporaine de l’image de synthèse en trois dimensions de façon sommaire, à la manière d’un jeu vidéo. Les couleurs sont cependant jolies.
Enfin, P’tit loup met en scène, en dessin et papier découpé, une meute de loups courant après un mouton. Le plus jeune d’entre eux, désirant jouer avec la lune, s’accroche à elle sans pouvoir redescendre. Les loups montent alors les uns sur les autres pour le récupérer. Là encore, l’onirisme et l’imaginaire, renforcés par une bonne dose d’humour, font mouche ; le dessin et les couleurs sont simples mais maîtrisé, pour le plaisir des tout-petits.
- Copyright Les Films du Whippet