C’est pas lui, c’est Murphy
Le 15 février 2009
Le nouveau joujou de Murphy roi du transformisme est aussi lourd et vulgaire qu’il est insipide. Reste, Murphy, Murphy et surtout Murphy.


- Réalisateur : Brian Robbins
- Acteurs : Eddie Murphy, Thandie Newton
- Genre : Comédie
- Nationalité : Américain
- Date de sortie : 4 avril 2007

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– Durée : 1h45mn
Le nouveau joujou de Murphy roi du transformisme est aussi lourd et vulgaire qu’il est insipide. Reste, Murphy, Murphy et surtout Murphy.
L’argument : Norbit n’a pas de chance dans la vie. Orphelin, laid, pas très malin, il s’est fait passer la bague au doigt par une femme énorme et très méchante. Quand son amour d’orphelinat repointe le bout de son nez, il décide de prendre en main son destin... au risque de déplaire à sa charmante épouse et à sa famille de malfrats.
Notre avis : Eddie Murphy est un drôle de spécimen. Plutôt rare au cinéma, ringard depuis les années 90, il multiplie les projets au goût plus que douteux, Dr. Dolittle parlant aux animaux ou Professeur Foldingue jouant avec sa ligne. Il a presque inventé un genre à lui seul : la comédie transformiste, où il incarne la quasi totalité des personnages, dont l’apogée demeure l’incroyable Famille Foldingue, nanar bluffant tellement il est improbable. Voici venu le temps d’un nouveau volet des aventures des Murphys.
Moins impertinent, moins vulgaire (on y pète beaucoup moins), Norbit reste dans la ligne de ses prédécesseurs : des personnages hystériques, des blagues "énaurmes" et un scénario sans aucun intérêt. Certes, Eddie Murphy continu de se contrefoutre des politesses habituelles d’Hollywood. Il se roule dans la graisse, se moque des gros, des vieux, des Asiatiques, des petits et des moches, des croyants et de tout ce qui passe. Mais ses personnages ne font pas mouche. Norbit le looser est agaçant, sa femme n’est rien de plus qu’une cousine des Foldingues, et les rôles secondaires sont totalement transparents, à commencer par Thandie Newton, qui semble se demander à chaque réplique ce qu’elle fait là.
On a beau aimer Murphy et suivre avec un intérêt (déconcerté) ses choix de carrière, reconnaître sa capacité à disparaître totalement (ici sous des kilos de graisse) derrière ses personnages, son goût assumé du mauvais goût et du (gentiment) politiquement incorrect, un seul constat s’impose au visionnage de Norbit : c’est affligeant de bêtise et pas franchement drôle.