Le fils de son père
Le 29 octobre 2015
Dernière apparence du génial Boris Karloff dans la peau de la célèbre créature, Le Fils de Frankenstein est le digne héritier des deux chefs-d’œuvre de James Whale et une référence incontournable de l’âge d’or du film de monstre.


- Réalisateur : Rowland V. Lee
- Acteurs : Boris Karloff, Béla Lugosi, Basil Rathbone, Lionel Atwill, Josephine Hutchinson
- Genre : Épouvante-horreur, Film de monstre
- Nationalité : Américain
- Durée : 1h39mn
- Titre original : Son of Frankenstein
- Date de sortie : 29 mars 1939

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Dernière apparence du génial Boris Karloff dans la peau de la célèbre créature, Le Fils de Frankenstein est le digne héritier des deux chefs-d’œuvre de James Whale et une référence incontournable de l’âge d’or du film de monstre.
L’argument : Après la mort du baron Henry Frankenstein, son fils, Wolf, retourne habiter au manoir dont il a hérité avec sa famille. Alors que les villageois sont toujours terrifiés par les expériences jadis effectuées par son père, Wolf fait la rencontre d’Ygor, ancien assistant du baron qui lui demande de l’aider à faire renaître le monstre de son père.
- © Universal Pictures / Elephant Films
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Notre avis : Troisième opus de la série des Frankenstein d’Universal, Le Fils de Frankenstein, s’il n’a pas été oublié, n’est clairement pas aussi célébré que les deux opus précédents signés par le grand James Whale. Difficile en effet de passer après la vision baroque de Whale dont le destin tragique fut superbement capturé par Bill Condon et Ian McKellen dans l’excellent Ni Dieux ni Démons. Pourtant, cette suite, qui marque la dernière apparence de Boris Karloff sous les traits de la créature, ne démérite pas et se révèle être parfaitement à la hauteur de son héritage. Réalisé par le talentueux Rowland V. Lee (Capitaine Kidd), aidé par George Robinson à la photographie (qui a travaillé sur plusieurs dizaines de films d’horreur Universal), Le Fils de Frankenstein se révèle être un petit bijou de noirceur, délaissant la grandiloquance inimitable de Whale au profit d’une imagerie directement inspirée de l’expressionnisme allemand via un château à l’architecture impossible et des jeux d’ombres superbes.
Au-delà de sa grande réussite esthétique, Le Fils de Frankenstein est également embelli par un trio d’acteurs légendaires : Karloff bien sûr, le distingué Basil Rathbone (qui campera Sherlock Holmes pour la première fois la même année) et Bela Lugosi, dont la performance en Ygor est l’une des meilleures de sa carrière, peut-être plus marquante encore que son Dracula. Si le film accuse de quelques longueurs dans sa deuxième partie (les films de Whale étaient plus concis), Le Fils de Frankenstein se révèle néanmoins être une réussite incontestable, quelque peu redondante sur le plan scénaristique mais truffée d’idées visuelles absolument délectables. Une perle noire.