Le 3 janvier 2018


- Scénariste : Furuya, Usamaru>
- Dessinateur : Furuya, Usamaru
- Collection : Tonkam Shonen
- Genre : Seinen
- Editeur : Delcourt
- Famille : Manga
- Date de sortie : 18 octobre 2017
- Durée : T.2
Suite et fin des aventures psychologiques d’un professeur de lycée.
Jeune et brillant professeur, Haruto Higashiyama n’a pourtant qu’une idée en tête, être assassiné par une de ses élèves. Ancien étudiant en psychologie, il a découvert une jeune adolescente, Maho, qui présent le profil parfait. Son but, c’est de ramener la personnalité monstrueuse qui se cache en elle depuis un traumatisme de son enfance. Le compte à rebours est enclenché, et dès le début de ce tome 2 ce héros si particulier a tout prévu pour son plan. Autour, les personnages secondaires s’affairent et se dévoilent. La toile de mystère qui entoure les deux protagonistes principaux se délite peu à peu pour expliquer la trame en entier, à coup de retours en arrière révélateurs. C’est tout le plan qui se met en place, toute une journée manipulée et un suicide assisté qui s’expliquent petit à petit, tandis que la jeune Maho voit son passé ressurgir, pour le meilleur comme pour le pire. Thriller inquiétant, où la dérive psychologique se cache, avec un visage toujours angoissant car terriblement normal. Ainsi ce manga ne sort-il que rarement du cadre, les personnages y élevant finalement peu la voix, mais chaque fois à des moments forts, où quelque chose d’horrible doit sortir brutalement. Pour le reste, c’est une enquête lente et minutieuse, qui livre un bilan attendu et pas du tout décevant au moment de finir. Nous pensions que la série continuerait un long moment, mais non la conclusion semble définitive, à notre grand regret.
© Delcourt
Le dessin est à l’image de l’histoire : carré, rigoureux, le trait appliqué et les visages sereins, jusqu’à ce que l’un se torde sur une case, les yeux injectés de folie. Cet ordre apparent, ces peaux et décors très lisses, qui reflètent ce que le héros veut bien laisser passer, fonde un style unique. Scolaire, médical, presque chirurgical dans l’ensemble, il possède cependant ce grain de folie, une expression qui lui colle d’ailleurs bien à la peau, tant ce grain peut fleurir à tout moment pour exacerber encore davantage ce côté ordonné et réaliste qui régit l’œuvre en entier.
© Delcourt
Belle, et finalement rapide, conclusion d’un diptyque perturbant, Je voudrais être tué par une lycéenne a atteint son but : mettre mal à l’aise le lecteur face à une situation absurde et horrible à la fois, attendant le drame avec curiosité et impatience. Mais ces deux défauts seront largement récompensés par un scénario et un dessin originaux et précis.
242 pages - 7,99€