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Le 17 octobre 2005


En huit nouvelles, Gabrielle Rolin raconte la solitude, la vieillesse et la crainte de la mort. Une comédie douce-amère.
En huit nouvelles, Gabrielle Rolin raconte la solitude, la vieillesse et la crainte de la mort. Une comédie douce-amère.
Il y a la fatigue des lacets noués, la quête d’un regard ou d’une parole, l’attente d’une lettre et la mélancolie qui submerge les derniers espoirs avant que la mort n’arrive. En huit nouvelles, Gabrielle Rolin décrit ces menus détails qui ponctuent la vie des êtres seuls en passe d’affronter à plus ou moins long terme la vieillesse et la mort. Les femmes sont forcément mûres mais n’en caressent pas moins l’espoir encore de séduire un ancien compagnon rencontré par hasard mais qui vite s’enfuit du café. Abandonnées, elles vieillissent doucement mais sûrement et trottinent dans la ville pour éviter de tomber définitivement dans le vide et mourir. D’une petite fille en attente de sa maman devant l’école à un artiste de rue en passant par un chien, le hasard est le seule moyen pour tenter de retenir l’attention d’autrui et l’unique loisir possible.
Mais la compagnie prend vite le large, la solitude, l’amertume et la vieillesse font peur. Même les objets, qui se couvrent de poussière comme leurs propriétaires, prennent la tangente et disparaissent, ultime pied de nez du temps qui s’égrène et rappel que seule la mort est une fidèle voisine qui attend son tour pour enfin taper à la porte.
Condamnés, les personnages de Gabrielle Rolin ne se résignent pour autant pas et ne cessent d’interpeller les éléments. Page après page, les questions déferlent dans une oralité désespérée comme pour mieux repousser la fatale issue. Ponctuée parfois d’un brin d’ironie et d’humour, l’amertume peut s’adoucir mais reste néanmoins collante et incrustée au texte telles les rides, fatalement pérennes. Humeurs dépressives s’abstenir.
Gabrielle Rolin, Rappels à l’ordre, Arléa, 2005, 211 pages, 18 €