Manga culte
Le 14 mai 2008
Une adaptation qui, bien que consensuelle, donne un nouveau souffle à la série. À réserver quand même aux amateurs du genre.


- Réalisateur : Takahiro Imamura
- Genre : Animation, Manga
- Nationalité : Japonais
- Date de sortie : 14 mai 2008

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– Durée : 1h40mn
– Titre original : Hokuto no Ken Raoh den junai-hen
Une adaptation qui, bien que consensuelle, donne un nouveau souffle à la série. À réserver quand même aux amateurs du genre.
L’argument : Après une guerre atomique, l’humanité erre dans un monde post-apocalyptique où la désolation et la violence règnent sans partage. Dans ces terres désolées, de puissants guerriers, détenteurs de techniques de combats ancestrales s’affrontent pour imposer l’avenir de l’espèce humaine.
Kenshirô est l’unique héritier du Hokuto Shinken, un art de combat ultime qu’il met au service des populations opprimées. Une autre école domine, celle du Nanto dont l’héritier proclamé est Souther dit l’Empereur sacré qui assoit sa domination en terrorisant les populations. Pour accomplir sa destinée de sauveur, Kenshirô doit combattre Souther, mais dans l’ombre du destin, un ennemi plus cruel se dresse devant lui, son propre frère Raoh qui revendique dans le sang des innocents le titre d’unique héritier du Hokuto Shinken.
Notre avis : La sortie de ce premier volet de l’adaptation au cinéma de Hokuto no Ken lance le coup d’envoi d’une actualité chargée pour fêter les 25 ans du manga culte classé dans le top 10 des BD les plus vendues au monde, créé en 1983 par Buronson et Tetsuo Hara.
En portant sur grand écran cette saga fleuve, les auteurs amorcent un retour aux sources en prenant le parti de la clarté et de la concision. Faisant fi des développements parallèles qui finissaient par noyer l’intrigue principale, L’ère de Raoh et les deux autres films à suivre (ainsi que deux OAV) se concentrent ainsi sur les trois personnages phares du manga, Raoh, Toki et Kenshiro, dont ils confrontent les points de vue.
Côté animation, le bilan est plutôt mitigé. Même si les trois personnages principaux bénéficient d’un traitement de choix en s’attribuant les services du célébrissime character designer Shingo Araki et que l’on assiste à deux combats brillants de Kenshiro contre Shu et Souther, l’ensemble est assez décevant. Par ailleurs, le film est largement dépouillé de la violence qui fit la gloire du manga, voire de la série diffusée à la fin des années 80 dans le Club Dorothée sous le nom de Ken le survivant avant que le CSA n’y mette le ola en 1990 (et pourtant déjà un cran en dessous de l’original). Si les geysers d’hémoglobine sont toujours là, fi donc des explosions de viscères et autre matière organique.
Malgré la volonté des auteurs d’élargir l’audience (notamment en rajoutant une touche glamour avec un personnage inédit, Reina, épéiste hors-pair entièrement dévouée à Raoh), L’ère de Raoh devrait avoir du mal à attirer un nouveau public au-delà de toute une génération de fans qui en auront eux pour leur argent et ce n’est déjà pas si mal.