Lance-incendie
Le 3 septembre 2012
Bouillante capture du premier cri d’Evan Glodell.

- Réalisateur : Evan Glodell
- Acteurs : Evan Glodell, Jessie Wiseman, Tyler Dawson
- Genre : Drame, Action, Romance
- Nationalité : Américain
- Distributeur : Zylo
- Durée : 1h46mn
- Titre original : Bellflower

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– Sortie du DVD : 4 septembre 2012.
Bouillante capture du premier cri d’Evan Glodell.
L’argument : Woodrow et Aiden, deux amis un peu perdus et qui ne croient plus en rien, concentrent leur énergie à la confection d’un lance-flammes et d’une voiture de guerre, qu’ils nomment "la Medusa". Ils sont persuadés que l’apocalypse est proche, et s’arment pour réaliser leur fantasme de domination d’un monde en ruine. Jusqu’à ce que Woodrow rencontre une fille… Ce qui va changer le cours de leur histoire, pour le meilleur et pour le pire.
Le film : Premier de cordée des armées de films néo-formalistes filtrés à l’Instagram que vous allez nécessairement voir débarquer d’ici peu, Bellflower est un film furieux et classieux, dont le script est plus limité que l’envie de son réal (notre interview ici). Assemblé dans un garage (comme sa voiture et ses caméras), financé aux fonds de poche et au bénévolat, il est aussi une preuve que le home-cinema au sens propre - quand il est pensé avec les bons yeux - peut ne pas être circonscrit à l’huis-clos sous filmé ou au found-footage movie.
La critique complète : ici.
Le DVD :
Pas optimale, cette copie aura au moins le mérite d’aider correctement le film à exister au-delà des salles. Il le mérite, et son envergure l’exige.
Les suppléments :
Mis à part un diaporama anecdotique des affiches refusées, les bonus proposent un making-of un peu court (10 minutes), centré sur les aspects DIY du projet, mais surtout une vidéo de présentation de la Medusa (la voiture de l’affiche) prouvant qu’Evan Glodell est à la fois un fou furieux et un véritable artiste du tuning déviant. Ne serait-ce que pour ça, le dvd n’a pas volé ses deux galons.
L’image :
Soyons clairs, la définition n’est pas une référence, mais étrangement, elle accompagne relativement bien la bouillie numérique ultra-filtrée, floutée et volontairement encrassée de Glodell. Les couleurs, brûlantes et sales, respectent également sa conception du contraste à l’arrachée. En tant que quasi-personnage du film, elles avaient effectivement besoin d’égards.
Le son :
Une répartition en DTS 5.1 qui rend bien les ambiances ultra-détaillées du film. Des scratchs numériques aux basses menaçantes, en passant par une BO principalement acoustique, on s’approche de l’expérience en salle. Seul problème : on perd légèrement les dialogues (en VOST) dans le brouillard.