Pour elle
Le 8 juillet 2009
Avec humour et malice, Amorosa soledad nous parle de la vie ordinaire et de ses contrariétés. Inés Efron, figure montante du nouveau cinéma argentin, porte sur ses épaules ce premier film délicieux.


- Réalisateurs : Martin Carranza - Victoria Galardi
- Acteurs : Ricardo Darín, Inés Efron, Fabian Vena, Diego Velazquez, Santiago Giralt
- Genre : Comédie dramatique, Romance
- Nationalité : Argentin
- Date de sortie : 8 juillet 2009
- Plus d'informations : Le site officiel

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– Durée : 1h16mn
Avec humour et malice, Amorosa soledad nous parle de la vie ordinaire et de ses contrariétés. Inés Efron, figure montante du nouveau cinéma argentin, porte sur ses épaules ce premier film délicieux.
L’argument : Suite à une rupture, Soledad décide de rester seule pendant 3 ans afin d’éviter un autre déboire amoureux. Dès lors, tout contredit son projet. Pour Soledad, hypocondriaque, rien n’est simple, jamais : nouvelle rencontre, retour de "l’ex", relations avec ses proches...
Notre avis : Soledad n’a jamais aussi bien porté son prénom que lorsque Nicolas, son dernier amoureux en date, la quitte. Et pour cause, « soledad » signifie « solitude » en espagnol... Suite à ce douloureux échec sentimental, elle décide de rester seule pendant trois ans pour se préserver.
- © Rizoma Films
Le film se présente donc comme la chronique de sa vie, une existence somme toute ordinaire, avec des névroses de femme hypocondriaque qui n’en font pas moins d’elle un personnage terriblement attachant à suivre. Pour l’incarner l’on retrouve Ines Efron, décidément incontournable dans le cinéma argentin actuel. Ce choix est judicieux car il présente l’actrice sous un nouveau jour. Apparue en adolescente androgyne et malaisée dans son corps dans XXY de Lucia Puenzo, elle se présente beaucoup plus sure d’elle, bien qu’encore (faussement) naïve dans El nino Pez, le long métrage suivant de la même réalisatrice. Ici, enfin devenue adulte, elle revêt un rôle moins dense que précédemment (on pense aussi à La femme sans tête de Lucrecia Martel), tout en conservant ce regard triste, suggérant une certaine profondeur. Malgré tout lumineuse, l’actrice apporte à la fois légèreté et complexité à son rôle.
- © Rizoma Films
Avec beaucoup de pudeur, les cinéastes Martin Carranza et Victoria Galardinous nous invitent à suivre son parcours fragile, et nous présentent ses amis et coups de cœur ; cela permet au métrage de flirter fréquemment avec une impression de réel. Mais les cadrages parfaitement maitrisés nous rappellent à la fiction, alors que la simplicité de la mise en scène s’accorde au naturel et à la spontanéité de son interprète principale.
Sans fausse prétention, Amorosa soledad se regarde avec plaisir, tant on est touché par ce destin familier, avec ses maladresses, ses déprimes et sa grâce. A déguster sans modération.
- © Rizoma Films