Côte Pouet
Le 27 avril 2016
Quand notre belle Bretagne se met en tête de ressembler à la banlieue caillera (racaille), ça devient chelou (louche). Lourdement décevant !


- Réalisateur : Benjamin Weill
- Acteurs : Isabelle Nanty, Pierre-François Martin-Laval, Devi Couzigou, Victor Le Blond, Mathis Crusson
- Genre : Teen movie
- Nationalité : Français
- Durée : 1h20mn
- Date de sortie : 27 avril 2016

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Quand notre belle Bretagne se met en tête de ressembler à la banlieue caillera (racaille), ça devient chelou (louche). Lourdement décevant !
L’argument :Copkiller, Flé-O, Delete et King-Kong ne jurent que par leurs casquettes taguées, jeans baggy et chaînes en or de gangsta rappeurs. Mais ces bad-boys de la West Coast se nomment Malo, Erwann, Loïc et Erwan, quatre adolescents maladroits et boutonneux. Ils habitent en effet sur la côte Ouest...mais à Plougoumelen en Bretagne. La veille des grandes vacances, Sylvain, un élève populaire les humilie devant toute la classe. Mais on ne touche pas à leur « gang » comme ça. Les quatre amis d’enfance décident d’aller à la fête qui réunit tout le collége pour reconquérir leur réputation. Voler un revolver, le perdre, fumer son premier joint, échapper aux gendarmes, ne jamais avoir été aussi proche d’une fille en sous-vêtements. En une journée, Copkiller et sa bande vont vivre la dernière aventure de leur enfance, celle qui restera gravée pour toujours dans leur mémoire.
Notre avis : Sous ce titre aux accents californiens se cache notre Ouest national, et plus particulièrement un joli coin de Bretagne aux maisons aux volet bleus et aux toits d’ardoise. Et c’est tant mieux car ces superbes paysages sont le plus bel atout du premier long-métrage de Benjamin Weill, ex-monteur s’essayant ici à la réalisation.
Sous prétexte de conserver la part d’enfance de ces ados en quête d’émancipation, il nous sert un scénario poussif aux gags laborieux et à l’humour s’élevant difficilement au-dessus du niveau de la cuvette de W.C. Pour transformer ces garçons en dignes représentants de la culture Gangsta Rap, encore aurait-il fallu les rendre convaincants. Or, leurs paroles (il est fortement conseillé de réviser votre « verlan » avant de vous rendre à la projection, sous peine de perdre le sens d’ une bonne partie des dialogues) et leur comportement toujours excessif ne les rendent ni crédibles, ni sympathiques. Point de salut à attendre du côté des adultes transformés en benêts dépassés par leur progéniture (et ravis de l’être) dont ils admirent les exploits. On se demande bien ce que sont venus faire dans ce mauvais teen movie Isabelle Nanty et Pierre-François Martin-Laval que l’on a connu plus inspirés.