Shoolant
Le 12 janvier 2014
Un divertissement viril où surnage vaillamment Mark Wahlberg. Shooter shoote dans le vide.


- Réalisateur : Antoine Fuqua
- Acteurs : Elias Koteas, Rhona Mitra, Danny Glover, Mark Wahlberg, Michael Peña, Ned Beatty, Kate Mara, Lane Garrison
- Genre : Action, Thriller, Nanar, Policier
- Nationalité : Américain
- Durée : 2h04mn
- Date télé : 5 mars 2025 22:45
- Chaîne : RTL9
- Titre original : Shooter
- Date de sortie : 18 avril 2007

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Résumé : L’éclaireur et tireur d’élite Bob Lee Swagger s’est couvert de gloire sur divers fronts avant qu’une odieuse trahison ne l’amène à quitter les Marines et se couper du monde. Reclus dans un chalet, au sommet d’une montagne quasi inaccessible, Swagger pense avoir tourné la page et se croit désormais à l’abri de toute nouvelle mésaventure. Mais lorsque le colonel Isaac Johnson vient le relancer et lui demande une fois de plus son aide pour déjouer un complot imminent contre le président des États-Unis, le "shooter" ne peut se dérober à son devoir. Comment pourrait-il anticiper le piège diabolique qui lui est tendu et deviner qu’il va bientôt se retrouver accusé de tentative de meurtre ? Traqué à travers le pays par une meute de mercenaires, il est obligé de mobiliser toutes ses ressources pour survivre, retrouver son honneur et déjouer la plus terrifiante des conspirations.
Critique : Attention à ne pas se tromper de salle : les amateurs des examens des états d’âme peuvent passer leur chemin. Ici, on cause aux mecs burnés, les vrais, pas les lopettes quoi. Allez, pas la peine de s’enflammer davantage : Shooter est une sombre bouse testostéronée qui ne marquera pas l’histoire du cinéma. Mieux, il s’agit d’une bouse inoffensive de quasiment deux heures (ce qui peut être long quand on s’ennuie). Qui se prend pour la nouvelle Mort aux trousses. Qui n’interpelle même plus lorsqu’elle fait l’apologie de la vengeance personnelle (grosso modo, quand la justice corrompue ne suffit plus, mieux vaut faire la peau à ceux qui nous ont blessés). À un tel niveau, plus rien n’a de sens et l’on se contente de regarder Mark Wahlberg, drôle de spécimen qui mérite mieux, boire une bonne bière avec son clebs. Avec un œil plus ironique, on peut s’amuser à se demander si oui ou non Shooter arrivera à échapper aux conventions d’un genre vu et revu. À la réponse de cet insoutenable suspense, la réponse est bien évidemment non. Merci d’être venu.
Le scénario, extrêmement balisé (un homme blessé, un lourd trauma, une nouvelle vie, un piège terrible, un McGuffin hitchcockien, une histoire d’amour impossible et dégommage des vilains méchants, fin), donne libre cours à des scènes pyrotechniques que rien ne justifie, à des courses-poursuites dont on ne voit jamais le bout et des personnages secondaires où les gentils ont écrit "benêt" sur le visage et les méchants, "salaud". Tant de niaiserie manichéenne prête à sourire. Malgré un climat paranoïaque (minimum syndical) qui évoque au mieux du sous-Friedkin, ce film crétin pour nerd attardé est aussi palpitant qu’un épisode de Walker Texas Ranger. La crème du rien.