Le 24 janvier 2017


- Scénariste : Takashi Sugimoto>
- Dessinateur : Naotsugu Matsueda
- Editeur : Komikku
- Famille : Manga
- Date de sortie : 24 novembre 2016
Une équipe de tournage travaille sur une île déserte quand les morts s’enchaînent. Un thriller en one shot.
Komikku commence à être coutumier du format one shot et du type thriller horrifique et réitère avec cet opus.
On retrouve une base assez classique du genre : une équipe de tournage qui met en scène trois "stars" lors de leurs explorations dans des lieux atypiques, une île connue pour son exploitation minière mais désertée lorsque la mine a été fermée. Il y a des tensions palpables dans le groupe : un producteur acharné par le buzz et risque-tout, une star sur la fin arrogante etc... et bien entendu un jeune bien serviable et une jeune starlette en devenir. La base du huis-clos est posée et solide puisque les lieux sont assez sinistres (une mine, des barres d’immeubles basiques pour les anciens ouvriers, le tout abandonné depuis vingt ans) et des rumeurs locales courent sur le passé de l’île. Tout commence bien jusqu’au premier mort suite à un tremblement de terre. Voila que l’histoire se lance.
Et donc vous attendez le tueur psychotique, les zombies ou un monstre local ? Que nenni ! Ici il s’agit d’un huis-clos pur et dur où les monstres sont les humains eux mêmes. Égoïsme et mesquinerie sont les clefs de cette histoire. Rassurez-vous il y a bel et bien un invité surprise qui aide à faire cogiter le personnage principal et apporte cette pointe de mystère propre à ce genre d’histoires.
On appréciera le petit switch final, pas très flatteur pour le genre humain mais bienvenu pour conclure le récit.
Comme Kiriko, chez le même éditeur, L’île du temps est une lecture sympathique et satisfaisante bien qu’elle ne soit pas révolutionnaire, à l’image du dessin assez simple et classique.
240 pages-8,50€