Le 9 mars 2021
Un jeune policier nommé au quai des Orfèvres, va découvrir, par recoupements, l’existence d’un tueur en série qui sévit dans Paris. Une adaptation réussie et minutieuse de l’affaire Guy Georges. Mais le film est tout de même trop sage.


- Réalisateur : Frédéric Tellier
- Acteurs : Nathalie Baye, Olivier Gourmet, Michel Vuillermoz, Thierry Neuvic, Raphaël Personnaz
- Genre : Policier / Polar / Film noir / Thriller / Film de gangsters, Thriller
- Nationalité : Français
- Distributeur : Société nouvelle de distribution (SND)
- Durée : 2h00mn
- Date télé : 14 octobre 2021 21:05
- Chaîne : Chérie 25
- Âge : Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
- Date de sortie : 7 janvier 2015
- Festival : Festival de Reims 2023

L'ont vu
Veut le voir
Résumé : Paris 1991, quai des Orfèvres. Franck Magne (Raphaël Personnaz), jeune policier, intègre la brigade criminelle de la police judiciaire. Il est accueilli par Carbonnel, son chef de groupe (Michel Vuillermoz) qui lui demande de reprendre des dossiers non résolus. Un collègue, Bougon (Olivier Gourmet), va faciliter son intégration.
Critique : Le film raconte la longue traque de Guy Georges, surnommé "le tueur de l’Est parisien" ou encore "la bête de la Bastille", assassin de femmes, qui sévissait dans la capitale dans les années 80 et 90, jusqu’à son arrestation en 1997. Le récit, à peine romancé, suit le parcours de Franck Magne, policier idéaliste, qui, un peu par hasard, va recouper des faits qui feront naître l’idée de meurtres en série. L’évolution compliquée de l’enquête, avec son lot de fausses pistes et d’occasions ratées, sera aussi entravée par une guerre de services au sein de la PJ.
La seconde partie, largement consacrée au procès, fait monter une tension palpable face à cet homme accusé de sept meurtres, qui dans, un premier temps, va nier l’évidence.
C’est aussi le premier meurtrier français a avoir été confondu par son ADN. D’où ce code que la police lui a octroyé : "SK1 : Serial Killer numéro 1".
La mise en scène, qui privilégie un jeu très sobre, permet aussi au film de ne pas verser dans le spectaculaire, notamment avec Raphaël Personnaz : celui-ci incarne ce policier têtu et obsédé qui enquêtera sur la grande affaire de sa carrière. De son côté, Nathalie Baye interprète une avocate de la défense qui doute, mais ira jusqu’au bout de sa mission, donnant toute sa force à une des scènes du procès, tout à fait exceptionnelle.