Le 26 novembre 2014

Est-on vraiment nostalgique de la saga des Jurassic park à la vue de ce premier teaser ? Non.
Est-on vraiment nostalgique de la saga des Jurassic park à la vue de ce premier teaser ? Non.
On commençait à se poser la question, avions-nous vraiment besoin d’une réouverture du Jurassic Park ? Le premier titre était historique dans sa conception de la science autour de l’ADN, qui collait à l’air du temps, et l’utilisation révolutionnaire d’effets spéciaux, il était d’ailleurs l’adaptation d’un roman solide signé Michael Crichton, mais les autres ? Un second volet qui s’est perdu dans son propre monde, que l’on peut considéré comme l’un des pires films réalisé par Steven Spielberg, et un 3e numéro, nanar insulaire qui échouait dans les pièges à blockbusters de la fin des années 90-début des années 2000, spectaculairement ridicule dans ses incohérences...
Universal rouvre donc le Park en 2015 et, certains jubilent. Des dinosaures, encore des dinos... Facile, on ne voit plus que cela depuis 20 ans, du Disney éponyme à L’âge de glace. Leur omniprésence a banalisé leurs apparitions..
Des images de synthèse, encore plus de reproductions numériques... Quoi de neuf, là aussi ? Le cinéma en abonde. L’ours Paddington, ce mois-ci, arbore une belle fourrure dans un Londres contemporain où on le croirait réel, Tron l’héritage, Interstellar, Gravity nous ont déjà permis de faire le tour dans l’incroyable étendue des capacités techniques déployées par Hollywood.
Le teaser Web 1 de Jurassic Wold se devait donc de balancer du lourd, de donner un ton original qui puisse nous captiver autour d’une affaire commerciale dont on sentait les limites dès le lancement du projet.
Malheureusement, le teaser web de ce 4e volet est assez pathétique dans son manque d’inventivité et d’émotions. La présence d’un enfant pour toucher le public ado écorne la direction du thriller de S.F. sombre qu’aurait pu vouloir prendre le film (le Spielberg original contenait d’authentiques moments de terreur)... quand la scène de course-poursuite entre des raptors et l’épouvantable acteur bovin Chris Pratt à moto, consternerait presque et laisse déjà apparaître un avant-goût humoristique braillard qui collera très bien aux gros bras de la star des Gardiens de la Galaxie, sorte de Taylor Kitsch bis quand on évoque le charisme d’un comédien...
Entre ce Jurassic show et Star Wars 7, 2015 s’annoncerait donc, une nouvelle fois, comme le retour de la soupe populaire, servie réchauffée par une industrie cynique et prise de vertige quand il s’agit de parler de chiffres et donc de numéros, celui des suites juteuses dont on nous bassine tout au long de l’année depuis des décennies maintenant.
On reste donc froid devant ce premier teaser qui a tout du film estival sans pédigrée, pour nostalgiques. Le reste de la promo devra faire des efforts pour nous convertir à ce retour. Mad Max 4 y est bien parvenu, lui.