Le 19 juin 2013
Premier long-métrage de la réalisatrice suédoise Gabriel Pichler, Eat sleep die marche thématiquement dans les bottes de Rosetta, avec l’histoire d’une jeune immigrée à la recherche d’un travail...


- Réalisateur : Gabriela Pichler
- Acteurs : Nermina Lukac, Milan Dragisi, Jonathan Lampinen
- Genre : Drame
- Nationalité : Suédois
- Durée : 1h44mn
- Date de sortie : 19 juin 2013
- Plus d'informations : Le site du distributeur

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Premier long-métrage de la réalisatrice suédoise Gabriel Pichler, Eat sleep die marche thématiquement dans les bottes de Rosetta, avec l’histoire d’une jeune immigrée à la recherche d’un travail...
L’argument : Rasa, une jeune immigrante d’Europe de l’Est devenue ouvrière en Suède se retrouve licenciée malgré son dévouement et sa rigueur professionnels. Elle doit alors faire face à un système qui ne lui convient pas, celui du chômage. Mais sans diplôme et sans permis de conduire, difficile de trouver un nouveau travail. Avec un père à charge, Rasa n’a pourtant pas le choix. Munie de ses bottes de couleur, elle arpente les rues de la ville où elle a grandi, en quête d’un travail, sans jamais baisser les bras…
Notes : Avant de passer à la réalisation, la Suédoise Gabriela Pichler fabriquait... des biscuits. L’ouvrière a quitté l’usine pour une école de cinéma où elle a réalisé des court-métrages et des documentaires avant de s’essayer au long-métrage de fiction. Et elle a placé au centre de son film une héroïne battante, en lutte contre la fatalité du système et en révolte contre l’assommante brutalité de la société à laquelle elle est confrontée.
Réalisme, attention portée à l’authenticité sociale de son univers, travail avec des acteurs débutants et des non-acteurs, la démarche de Pichler rappelle quasi-immédiatement le chemin des frères Dardenne, jusqu’aux bottes que Rosetta avait elle aussi de couleur... On retrouve dans les deux univers la même violence, la même douceur parfois, même si ce sont deux sociétés et quelques générations qui les séparent. De l’eau a passé sous les ponts, cependant, la génération pellicule a appris à accueillir la génération numérique, et Pichler est sans aucun doute l’une des porte-paroles de ce nouveau cinéma social qui travaille désormais avec les "moyens du bord".