Oiseaux & cie.
Le 13 août 2013
Drôle et touchant, le premier long métrage des studios Triggerfish vous donne des ailes !


- Réalisateur : Wayne Thornley
- Acteurs : Samuel L. Jackson, Jeff Goldblum, Abigail Breslin
- Genre : Animation, Film pour enfants, 3D
- Nationalité : Sud-africain
- Durée : 1h23mn
- Titre original : Zambezia 3D
- Date de sortie : 14 août 2013

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Drôle et touchant, le premier long métrage des studios Triggerfish qui vous donne des ailes !
L’argument : Kai, un jeune faucon, vit isolé dans la brousse africaine avec son père. C’est lors de sa rencontre avec Tini et Gogo qu’il quitte enfin son foyer pour découvrir Zambezia, une cité du cœur de l’Afrique, perchée sur un baobab géant au bord des majestueuses chutes Victoria. Il y rencontre, entre autres, Jed, un oiseau oisif et farceur, et la belle Zoe. Tous trois découvriront alors que la cité est menacée par l’attaque de l’effroyable Budzo et qu’ils seront les seuls à pouvoir la sauver.
- © Splendid Film GmbH
Notre avis : Après un voyage sur les terres d’Afrique dans Le Roi lion, c’est en plein vol que l’on découvre les chutes Victoria. Malgré un budget beaucoup plus restreint (20 millions de dollars), Drôles d’oiseaux nous fait explorer la beauté des paysages du continent à travers les yeux de jeunes auteurs sud-africains et par des effets spéciaux qui trouvent leur source dans le monde naturel de la vallée du fleuve Zambèze. La 3D a donc été un choix judicieux pour nous faire partager le voyage de Kai qui transporte le spectateur sous les ailes du personnage et celles de ses compagnons.
- © Splendid Film GmbH
Du niveau d’un bon film d’animation américain à la Madagascar, les personnages de Drôles d’oiseaux, comme leur nom l’indique, sont dynamiques et amusants. L’histoire étant à la fois familière et originale, elle touche au désir de franchir les frontières, incarné par le personnage de Kai, et à la sévérité d’un père qui ne cherche qu’à enfouir un secret de famille jusque-là bien gardé. On retrouve par ailleurs ce côté manichéen avec, d’un côté, l’effroyable Budzo et ses alliés les marabouts, de l’autre, les habitants de Zambezia et en particulier Kai, Zoe et Jed, qui doivent se confronter à ce redoutable varan.
Leurs aventures s’accompagnent d’une musique aux rythmes africains péchus. Cadencée, elle annonce l’ambiance euphorique des préparatifs de la Fête du printemps lors de l’arrivée de Kai ; puissante, elle nous donne la sensation de survoler les paysages aux côtés des oiseaux, renforcée par les doux chants africains. D’autant plus que le réalisateur, par souci du détail, a observé quotidiennement le comportement de ces faucons pèlerins afin d’octroyer une plus grande crédibilité aux personnages. Ainsi, la rapidité de ses créatures se fait pleinement ressentir lors des plans de vol avec notamment la course qui permet à Kai de devenir membre des Ouragans, la patrouille de défense de Zambezia.
- © Splendid Film GmbH
On retrouve ce réalisme dans les dialogues qui marquent l’originalité du long métrage de Wayne Thornley, certaines expressions se rapprochent de celles que l’on utilise tous les jours tout en s’adaptant au monde des oiseaux, ce qui donne un ton comique à l’histoire. Au regard des sourires des spectateurs en sortant de la salle, il n’y a pas de doute, Drôles d’oiseaux vous fera passer un bon moment, parents comme enfants !