Le seigneur des cristaux
Le 20 mars 2024
Ce récit renouvela le film d’animation dans les années 80, en lui donnant une teinte fantastique et épique, mêlée de virtuosité décorative.


- Réalisateurs : Frank Oz - Jim Henson
- Acteurs : Jim Henson, Kathryn Mullen, Frank Oz
- Genre : Science-fiction, Aventures, Fantastique, Animation
- Nationalité : Américain, Britannique
- Distributeur : Mary-X Distribution
- Editeur vidéo : Gaumont/Columbia/Tristar Home Video
- Durée : 1h35mn
- Reprise: 9 janvier 2019
- Box-office : 41.357.492$ (recettes USA) / 1 215 419 entrées France
- Titre original : The Dark Crystal
- Date de sortie : 23 mars 1983
- Festival : Festival d’Avoriaz 1983

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Résumé : Un autre monde, un autre temps, à l’âge des miracles... Jen et Kira, seuls survivants de la race des Gelfings, partent à la recherche d’un éclat de cristal gigantesque, abîmé dans une commotion planétaire, qui donne force et puissance aux Mystiques, un peuple sage et pacifique. Ils doivent affronter les terribles et cruels Skekses qui tiennent ces derniers en esclavage
Critique : Avec Tron, sortie la même année, Dark Crystal fut un petit pavé dans la mare, alors un peu croupissante, du cinéma d’animation des années 80. Si le premier film est pionnier en terme d’innovations numériques, celui-ci se caractérise par un sens du décor baroque mais qui exclut toute surcharge au niveau des effets spéciaux. les nouvelles générations pourront ainsi sourire, mais force est de reconnaître que la sobriété du récit n’en est que plus saisissante. Né de l’imagination foisonnante des auteurs du célèbre Muppet Show, le film se savoure comme un songe naïf et fabuleux qui oscille entre Alice au pays des merveilles et Le Seigneur des anneaux. D’aucuns déploreront l’absence d’humour et une atmosphère "mystico-baba" dans la lignée des Star Wars. De même, une lueur baignant les chromos léchés du Cinémascope pourra paraitre bien pâlotte, surtout en comparant rétrospectivement avec l’esthétique d’un Miyazaki ou d’un Ocelot. Mais l’univers créatif délirant finit par emporter définitivement l’adhésion. On pourra aussi s’amuser de la teneur graphique de certains personnages, à commencer par Aughra, gardienne des secrets, dont le visage offre de faux airs d’Edward G. Robinson.
– Academy of Science Fiction, Fantasy & Horror Films, USA 1983 : Meilleur film fantastique
– Festival du Film fantastique d’Avoriaz 1983 : Grand Prix