Le 29 novembre 2023
En 1894, une jeune et naïve institutrice revient dans sa ville natale du Wyoming. Une tentative de western parodique indigeste, qui a pourtant permis à Lee Marvin de rafler plusieurs prix (sauf en France !).


- Réalisateur : Elliot Silverstein
- Acteurs : Lee Marvin, Jane Fonda, Bruce Cabot, John Marley, Jay C. Flippen, Michael Callan, Nat King Cole, Dwayne Hickman, Reginald Denny, Tom Nardini
- Genre : Western, Musical, Parodie
- Nationalité : Américain
- Editeur vidéo : Seven sept, Sidonis Calysta
- Durée : 1h37min
- Date télé : 28 février 2024 20:50
- Chaîne : TCM Cinéma
- Titre original : Cat Ballou
- Date de sortie : 8 septembre 1965

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Résumé : 1894, Wolf City dans le Wyoming : Cat Balou (Jane Fonda) revient au pays après des études d’institutrice. Dans le train, elle croise deux délinquants en fuite, Clay Boone (Michael Callan) et Jed Beaumont (Dwayne Hickman) qu’elle va aider malgré elle. Arrivée chez elle, elle apprend que son père, un fermier (John Marley) est menacé d’explusion par un promoteur.
Critique : Eliot Silverstein et ses scénaristes Walter Newman et Frank R. Pierson ont étonnamment tiré le très sérieux livre de Roy Chandsor ("The Ballad of Cat Ballou"), lui-même inspiré d’une chanson populaire du folklore américain, vers une parodie totalement indigeste.
L’histoire est typique des récits populaires au temps du western : une jeune femme, associée à de gentils hors-la-loi, se révolte contre un promoteur vorace et sans scrupules qui a acheté toute une ville, y compris son shérif, en promettant des emplois pour tous.
Nat King Cole et Stubby Kaye arpentent la ville, guitares à la main, pour chanter la légende de Cat Ballou en forme d’intermède entre les différents chapitres. C’est la meilleure idée du film.
Pour le reste, on demeure circonspect devant cet enchaînement de séquences censées être drôles, mais dont l’excès permanent laisse de marbre.
Si Jane Fonda s’en sort plutôt bien, avec sa fraîcheur et sa souriante spontanéité, on aura moins d’indulgence envers les acteurs qui l’entourent. Paradoxalement, même les vieux briscards spécialistes du western, Jay C. Flippen et Arthur Hunnicutt, passent inaperçus.
On ne peut pas en dire autant de Lee Marvin, qui lui se fait remarquer dans un paroxysme de grimaces, soi-disant représentatif du comportement d’un poivrot. C’est pourtant lui qui décrochera pour ce rôle l’Ours d’Argent à la Berlinade 1965, le BAFTA Award britannique et l’Oscar du meilleur acteur en 1966. Il semblerait donc que l’absence d’adhésion à ce western parodique soit une exception française.
Le succès du film participa largement à faire évoluer la carrière de Lee Marvin évidemment, mais également celle de Jane Fonda, qui pourtant ne renouera pas souvent avec la comédie.